L’indice sud-coréen Kospi, grand bénéficiaire du boom de l’IA, a chuté de près de 25% en quatre semaines avec le débouclage des paris à effet de levier des particuliers, portant la volatilité implicite à 30 jours de ses options à 81% en rythme annualisé. C’est plus du double du BVIV, son équivalent pour le bitcoin, qui évolue autour de 38% selon les données de Bloomberg et Volmex. Les liquidations forcées sur les comptes sur marge coréens et les ETF à effet de levier dépassent désormais 2 000 milliards de dollars en moins de trois mois, un contexte qui a renversé la hiérarchie habituelle de la volatilité.
Pourquoi c’est important
Pour les partisans du bitcoin, cette inversion marque une étape notable: un actif décentralisé souvent critiqué pour ses fortes variations se montre désormais plus stable qu’un grand indice actions du G20. Nicolai Sondergaard, analyste de recherche chez Nansen, a relevé que les wallets habituellement parmi les premiers à se repositionner lors des poussées de tension géopolitique ne se sont pas encore tournés vers les stablecoins, un schéma cohérent avec les précédents chocs au Moyen-Orient, où les positions longues à effet de levier sont purgées avant la reprise de l’accumulation. Les analystes de Marex présentent les prochaines auditions à Washington sur le Clarity Act comme le vrai catalyseur à surveiller, estimant que la clarté réglementaire attendue par les institutionnels dépendra de la capacité du texte à franchir les obstacles du Sénat et les dispositions sur les conflits d’intérêts de Trump avant la pause d’août.
Impact sur le marché
L’écart de volatilité éclaire le positionnement de BTC de deux façons à la fois. Face aux actifs risqués pris dans l’effet de levier des particuliers lié à l’IA, le bitcoin apparaît désormais comme le pari le plus stable. Face au S&P 500, où le VIX reste sous 20%, BTC demeure environ deux fois plus volatil, le véritable jalon pour les haussiers étant le jour où le VIX dépassera le BVIV. L’évolution des prix reflète cette tension: le bitcoin se négocie sous sa moyenne mobile à 50 jours, sous la pression des frappes américaines contre l’Iran et des commentaires de Trump sur la Chine, tandis que les volumes spot sur CEX ont progressé de 15,3% à 1,11T$ en juin et que les volumes perpétuels RWA ont atteint un record de 311B$.
Questions fréquemment posées
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Le bitcoin est-il vraiment moins volatil que le Kospi actuellement ?
Oui. La volatilité implicite à 30 jours des options du Kospi a atteint 81% en rythme annualisé, soit plus du double du BVIV, l’équivalent pour le bitcoin, qui se situe autour de 38% selon les données de Bloomberg et Volmex.
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Pourquoi le Kospi est-il devenu si volatil ?
Une chute de près de 25% en quatre semaines a frappé un indice très exposé à l’effet de levier des particuliers lié à l’IA, avec des liquidations forcées sur les comptes sur marge coréens et les ETF à effet de levier dépassant 2 000 milliards de dollars en moins de trois mois.
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Comment la volatilité du bitcoin se compare-t-elle à celle du S&P 500 ?
BTC reste environ deux fois plus volatil que le S&P 500. Le VIX se situe sous 20%, tandis que le BVIV tourne autour de 38%, ce qui rend le bitcoin bien plus calme que le Kospi, mais encore nettement au-dessus des actions américaines traditionnelles.
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Que disent les analystes des perspectives de prix du bitcoin ?
Nicolai Sondergaard de Nansen a relevé que les wallets habituellement parmi les premiers à se repositionner lors des chocs géopolitiques ne se sont pas vraiment déplacés vers les stablecoins, un schéma cohérent avec les précédentes tensions au Moyen-Orient, où les longs à effet de levier sont purgés avant la reprise…
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Quel événement réglementaire le marché surveille-t-il ensuite ?
Les analystes de Marex ont cité les auditions du Clarity Act à Washington, estimant que le texte fait face à son test final avec les dispositions sur les conflits d’intérêts de Trump et de nouveaux obstacles au Sénat avant la pause d’août.