Les procureurs de Brooklyn ont révélé une opération internationale qui a neutralisé 112 serveurs et 241 domaines liés à une escroquerie à l’investissement en cryptomonnaies visant des Américains russophones. Le stratagème aurait détourné des dizaines de millions de dollars, mais les enquêteurs n’ont saisi qu’environ 300 000 dollars à ce jour. Selon les procureurs, le même réseau a ensuite repris contact avec certaines victimes en leur proposant de récupérer leurs pertes, cherchant ainsi une nouvelle occasion de les exploiter.
L’enquête, qui a duré trois ans, a retracé les débuts de l’opération jusqu’à des publicités en russe sur Facebook, suivies d’appels de personnes se faisant passer pour des conseillers en investissement. Les victimes étaient orientées vers de faux sites de trading et invitées à acheter des cryptomonnaies. Lorsqu’elles essayaient de retirer leurs fonds, certaines découvraient que leur compte était bloqué ou se voyaient réclamer des frais ou des taxes supplémentaires. Les données récupérées sur les serveurs ont montré que les opérateurs recontactaient les victimes quelques semaines plus tard pour leur proposer de récupérer leur argent.
Pourquoi c’est important
L’opération a visé l’infrastructure au cœur de la fraude, notamment des serveurs hébergés dans le cloud par des entreprises d’Europe de l’Est et des États-Unis. Les autorités ont cherché à mettre hors service les sites web et les logiciels utilisés pour mener le stratagème, ainsi qu’à récupérer les dossiers des victimes et les empêcher de reprendre contact avec elles. Le FBI et des organisations privées, dont Shadowserver, Coeus et UltaHost, ont participé à l’opération.
L’affaire met aussi en lumière un deuxième risque pour les victimes d’escroqueries : les faux services de récupération peuvent exploiter les informations recueillies lors du vol initial pour leur soutirer davantage d’argent. Selon les procureurs, le réseau diffusait des publicités en russe et ciblait notamment la communauté russophone de Brooklyn. Certaines victimes ont perdu toutes leurs économies.
Impact sur le marché
Les autorités n’ont pas identifié les auteurs présumés ni annoncé d’arrestations. Elles n’ont pas non plus précisé combien de victimes avaient reçu des offres de récupération ni si certaines avaient payé. Le bureau du procureur de district n’a pas indiqué si des victimes avaient récupéré de l’argent ni fixé de calendrier pour les indemnisations.
Les sommes saisies restent faibles au regard des pertes présumées. Les enquêteurs poursuivent leurs efforts pour récupérer les actifs, alors que de précédentes opérations visant environ 400 domaines liés à des fraudes à l’investissement en cryptomonnaies avaient été suivies de l’apparition de sites de remplacement.
Questions fréquemment posées
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Comment l’escroquerie présumée à l’investissement en crypto trouvait-elle ses victimes ?
Des publicités en russe sur Facebook vantaient des placements, puis des personnes se faisant passer pour des conseillers appelaient les victimes et les dirigeaient vers de faux sites de trading.
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Comment les victimes ont-elles découvert que les plateformes d’investissement étaient frauduleuses ?
Certaines ont découvert que leur compte était bloqué en essayant de retirer leurs fonds. D’autres ont dû payer des frais ou des taxes supplémentaires pour récupérer leur argent.
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Pourquoi les offres de récupération ultérieures faisaient-elles partie du même stratagème présumé ?
Selon les procureurs, les données récupérées sur les serveurs montrent que les opérateurs ont recontacté les victimes quelques semaines après la fraude initiale et leur ont proposé de récupérer leurs actifs disparus.
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Quelle infrastructure les autorités ont-elles neutralisée ?
L’opération a neutralisé 112 serveurs et 241 domaines, en ciblant les sites web, les logiciels et les dossiers de victimes utilisés pour mener le stratagème et les recontacter.
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Quelle part de l’argent présumé volé a été saisie ?
Les enquêteurs ont saisi environ 300 000 dollars, alors que les pertes présumées se chiffrent en dizaines de millions. La majeure partie des fonds reste introuvable.