Amy Oldenburg, responsable de la stratégie en actifs numériques chez Morgan Stanley, a profité de la scène de la Bitcoin Conference pour recommander aux conseillers d'allouer 2 % à 4 % des portefeuilles clients au Bitcoin — un chiffre concret venant de l'un des plus grands gestionnaires de patrimoine de Wall Street. Elle a également souligné que l'adoption par les conseillers financiers reste plus lente que ce que ce chiffre laisserait penser, davantage par un problème de formation et de sensibilisation que par un manque de volonté.
Pourquoi c'est important
Oldenburg a posé le cadre sur un horizon plus long : le Bitcoin finira par figurer au bilan des banques américaines, mais le chemin est plus lent que ce qu'anticipent les marchés. Les frictions qu'elle a citées — les orientations de la Réserve fédérale, les règles de Bâle et les exigences transjuridictionnelles — sont le même empilement réglementaire qui tient les banques régulées à l'écart depuis 2022. Le fait qu'elle ait tout de même avancé une fourchette chiffrée suggère que Morgan Stanley considère ce plafond institutionnel comme compatible avec une adoption par la gestion de patrimoine dès aujourd'hui.
Impact sur le marché
Une cible de 2 % à 4 % venant d'un grand courtier de premier rang est le type de cadrage qui pousse les firmes concurrentes vers le même modèle, et l'écart côté conseillers qu'elle a pointé est le plus facile à combler dans les 12 à 18 prochains mois. L'horaire de présence au bilan des banques qu'elle a esquissé est la variable qui plafonne le potentiel haussier de ce signal — le trade, c'est d'abord l'adoption par les plateformes de gestion de patrimoine, et seulement plus tard les réserves des banques régulées.
Questions fréquemment posées
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Quelle est la différence entre l'adoption du Bitcoin par les plateformes de gestion de patrimoine et celle par le bilan…
Les plateformes de gestion de patrimoine orientent le capital client vers le Bitcoin au comptant et les ETP sans inscrire l'actif au bilan d'une banque régulée. Une allocation au bilan bancaire exige de passer les règles de la Fed, de Bâle et les exigences transjuridictionnelles — le canal le plus lent qu'a souligné…