La règle de voyage australienne sur les cryptoactifs entre en vigueur le 1er juillet. Les plateformes locales devront recueillir les informations sur l'expéditeur, le bénéficiaire et la plateforme pour chaque transfert de cryptoactifs, quelle qu'en soit la taille.
Les entités enregistrées auprès de l'AUSTRAC devront capturer et transmettre les informations d'identification aux deux extrémités de chaque transaction : noms de l'émetteur et du bénéficiaire, références de compte et coordonnées du portefeuille ou de la plateforme concernés. La règle s'applique sans seuil minimum, ce qui rapproche l'Australie de la posture plus stricte de l'Union européenne, alignée sur MiCA, plutôt que des juridictions ayant adopté le plafond de 1 000 $ du GAFI comme solution de repli.
Pourquoi c'est important
La règle de voyage constitue la couche d'infrastructure de la recommandation 16 du GAFI, rédigée à l'origine pour les virements bancaires puis étendue aux actifs virtuels en 2019. L'Australie est l'un des rares grands marchés à l'appliquer sans exemption de minimis, ce qui signifie que les transferts de pair à pair du quotidien sur les plateformes locales supporteront désormais le même niveau de divulgation qu'un mouvement institutionnel à six chiffres. Pour les plateformes, la charge opérationnelle passe par l'échange de données entre contreparties sur les portefeuilles hébergés, encore traité la plupart du temps via des intégrations bilatérales ou des intermédiaires tiers. Pour les utilisateurs, la modification visible tient à la friction à l'entrée : davantage de vérifications d'identité lors des dépôts et des retraits, même sur de petits soldes.
Impact sur le marché
Les plateformes australiennes opérant déjà sous le régime AML/CTF en vigueur de l'AUSTRAC hériteront de cette nouvelle étape de collecte, mais la pression la plus forte pèse sur les plateformes offshore servant une clientèle australienne, qui affrontent désormais un périmètre de conformité plus exigeant si elles veulent conserver l'accès aux rails en AUD. À surveiller : les données du premier mois d'application. Les omissions sur les informations de l'émetteur sont généralement le premier point de friction, et des amendes ont suivi dans d'autres juridictions.
Questions fréquemment posées
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Quand la règle de voyage crypto de l'Australie entre-t-elle en vigueur ?
La règle de voyage entre en vigueur le 1er juillet. Les plateformes australiennes réglementées devront recueillir les informations sur l'expéditeur, le bénéficiaire et la plateforme pour tout transfert de cryptoactifs à compter de cette date.
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Existe-t-il un seuil de transfert minimum au titre de la règle australienne ?
Non. La règle australienne s'applique à chaque transfert sans exemption de minimis, ce qui la rapproche de l'approche européenne alignée sur MiCA plutôt que des juridictions ayant adopté le plafond de 1 000 $ du GAFI.
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Quelles informations les plateformes australiennes doivent-elles recueillir ?
Les entités enregistrées auprès de l'AUSTRAC doivent capturer les noms de l'émetteur et du bénéficiaire, les références de compte et les coordonnées du portefeuille ou de la plateforme aux deux extrémités de chaque transfert.
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Comment la règle australienne se compare-t-elle à celle d'autres juridictions ?
La plupart des grands marchés ont appliqué un seuil minimum de 1 000 $ comme solution de repli. L'Australie ne l'a pas fait, ce qui en fait l'une des juridictions les plus strictes alignées sur le GAFI pour les transferts d'actifs virtuels.
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Que change la nouvelle règle pour les utilisateurs de cryptoactifs ?
Les utilisateurs devront passer davantage de vérifications d'identité lors des dépôts et des retraits, même sur de petits soldes, tandis que les plateformes doivent renforcer l'échange de données entre contreparties sur les portefeuilles hébergés pour respecter les nouvelles exigences de collecte.