Dix-huit ans après la publication du livre blanc du Bitcoin par Satoshi, Michael Tanguma, PDG d’Onramp, estime que les petites entreprises continuent de supporter les coûts liés aux sauvetages bancaires et à l’inflation, tandis que le Bitcoin leur offre un autre moyen de placer leurs excédents. Le document a été publié le 31 octobre 2008, quatre semaines après l’adoption par le Congrès d’un plan de sauvetage bancaire de 700 milliards de dollars. Le premier bloc du Bitcoin a ensuite repris un titre évoquant un deuxième sauvetage bancaire.
Pourquoi c’est important
Tanguma relève que le bilan de la Réserve fédérale est passé de 0,9 billion de dollars en septembre 2008 à 9 billions en avril 2022, tandis que la masse monétaire M2 a augmenté d’environ 50 % depuis février 2020. Selon lui, les petites entreprises subissent une hausse des coûts sans bénéficier des mêmes filets de sécurité institutionnels. Une enquête menée durant les premières semaines des confinements de 2020 a révélé que l’entreprise médiane ayant plus de 10 000 dollars de dépenses mensuelles disposait d’environ deux semaines de liquidités.
L’article illustre cette pression à l’aide du bœuf haché : son prix est passé de 3,87 dollars la livre en février 2020 à 6,79 dollars en septembre 2026, tandis qu’une réserve de 100 000 dollars en espèces a perdu 43 % de son pouvoir d’achat par rapport à cet indicateur. À l’inverse, l’offre de Bitcoin est plafonnée à 21 millions de pièces.
Incidence sur le marché
L’argument en faveur du placement d’une partie des excédents d’une entreprise en Bitcoin repose sur le pouvoir d’achat à long terme, et non sur l’idée qu’il s’agirait d’un substitut stable aux liquidités. L’article note que le Bitcoin a chuté de 77 % entre novembre 2021 et novembre 2022, avant de dépasser son précédent sommet. Les espèces ont évité ce type de variation de prix, mais, selon les comparaisons de l’article, elles ont perdu environ 23 % de leur pouvoir d’achat en termes de prix à la consommation et 43 % par rapport au bœuf haché depuis février 2020.
Pour les chefs d’entreprise, la décision dépend des besoins de liquidité et de la tolérance à la volatilité. L’attrait du Bitcoin tient à son offre fixe ; les fortes baisses restent le risque.
Questions fréquemment posées
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Quel argument en faveur d’une réserve Michael Tanguma avance-t-il pour les petites entreprises ?
Tanguma estime que les entreprises peuvent placer une partie de leurs excédents en Bitcoin plutôt qu’en espèces, dont le pouvoir d’achat a diminué face à la hausse des coûts.
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Que dit l’article sur les réserves de liquidités des petites entreprises pendant les confinements de 2020 ?
Une enquête menée durant les premières semaines des confinements a révélé que l’entreprise médiane ayant plus de 10 000 dollars de dépenses mensuelles disposait d’environ deux semaines de liquidités.
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Comment l’article compare-t-il le pouvoir d’achat des espèces au prix du bœuf haché ?
Le bœuf haché est passé de 3,87 dollars la livre en février 2020 à 6,79 dollars en septembre 2026. À cette dernière date, une réserve de 100 000 dollars permettait d’en acheter 43 % de moins.
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Quel est le principal risque lié à l’utilisation du Bitcoin comme réserve d’entreprise ?
Le cours du Bitcoin peut fortement baisser. L’article relève un recul de 77 % entre novembre 2021 et novembre 2022, malgré un rebond ultérieur au-dessus du précédent sommet.
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Pourquoi la limite d’offre du Bitcoin est-elle importante dans cet argument en faveur d’une réserve ?
L’offre de Bitcoin est fixe et plafonnée à 21 millions de pièces. L’article oppose cette limite aux réserves en espèces, qui perdent du pouvoir d’achat lorsque les prix augmentent.