Bitcoin évolue dans une fourchette qui se resserre entre la moyenne mobile à 200 semaines en contrebas et la bande de résistance de marché baissier au-dessus, aucun de ces niveaux n’ayant été durablement cassé depuis le point bas de février. Benjamin Cowan, animateur d’Into the Cryptoverse, estime que la configuration ressemble presque trait pour trait à 2018 : un point bas en février, un sommet en mai, un retest estival et un rally de contre-tendance en juillet qui, historiquement, restitue ses gains en août et septembre.
En citant les rendements mensuels des précédentes années de mi-mandat, Cowan a noté que 2026 affiche pour l’instant environ 9% de hausse en juillet, contre 20% en 2022 et près de 40% en 2018. La comparaison compte, car chaque précédente année de mi-mandat a signé un mois de juillet dans le vert avant de se retourner sur la période août-septembre, le point bas final du cycle se formant après une baisse de 10 à 20% du S&P 500 qui a entraîné Bitcoin plus bas.
Pourquoi c’est important
Le scénario central est que le cycle de quatre ans reste valable et que Bitcoin sorte de sa fourchette par le bas plus tard dans l’année. Cowan relie la rupture attendue à un sommet saisonnier des actions en août ou septembre, à une correction boursière de 10 à 20% et à un événement de liquidité au T4 qui réinitialiserait les indicateurs on-chain qui ne se sont pas encore déclenchés. L’analogie avec 2018 joue un vrai rôle : depuis le point bas de juin, la moyenne mobile à 20 semaines n’est qu’environ 20% au-dessus du plancher de la fourchette, contre près de 40% en 2018, ce que Cowan interprète comme une configuration moins volatile mais structurellement similaire.
Si Bitcoin ne parvient pas à casser plus bas d’ici la fin de l’année, le cadre bascule vers une capitulation par le temps et un scénario haussier renouvelé. Le principal contre-argument, de l’aveu même de Cowan, est que le sommet de 2025 s’est formé dans l’apathie, laissant moins de vendeurs forcés pour une purge classique. Le seul analogue historique d’un sommet apathique est 2019, qui a finalement touché son point bas sur un choc pandémique de type cygne noir plutôt que sur une réinitialisation on-chain nette.
Impact sur le marché
Pour le positionnement, la lecture est que toute vigueur en juillet ressemble davantage à un rebond de contre-tendance qu’au début d’une nouvelle jambe de hausse, avec une fenêtre de deux à quatre semaines avant que Bitcoin ne perde sa capacité à rester solide. Le niveau d’invalidation est explicite : une percée nette puis un maintien au-dessus de la bande de résistance de marché baissier dans la seconde moitié de l’année forceraient un basculement vers la thèse haussière. D’ici là, le chemin de moindre résistance reste un retour vers la moyenne mobile à 200 semaines puis une cassure décisive, le point bas du cycle ne se formant qu’après la fin du repli saisonnier du S&P 500.
Questions fréquemment posées
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Qu’est-ce que la bande de résistance de marché baissier et pourquoi compte-t-elle pour Bitcoin ?
C’est une bande de moyennes mobiles de long terme qui a historiquement plafonné les tentatives de reprise de Bitcoin après les marchés baissiers cycliques. Cowan estime que BTC continue d’y être rejeté, tandis que la moyenne mobile à 200 semaines en contrebas tient toujours, créant une fourchette qui ne se résout que…
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Quels rendements mensuels Cowan cite-t-il pour les années de mi-mandat ?
Juillet a historiquement été positif lors des années de mi-mandat, avec environ 9% de hausse en 2026, 20% en 2022 et près de 40% en 2018, tandis que mai et juin étaient fortement négatifs et que la période août-septembre a rendu ces gains.
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Qu’est-ce qui invaliderait la thèse saisonnière baissière pour Bitcoin ?
Une percée nette puis un maintien au-dessus de la bande de résistance de marché baissier dans la seconde moitié de 2026 forceraient un basculement vers le scénario haussier. Sans cela, Cowan anticipe un retour vers la moyenne mobile à 200 semaines et une cassure décisive.
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Pourquoi un sommet apathique en 2025 est-il un contre-argument au cycle de quatre ans ?
Les points bas de cycle se forment généralement après des ventes forcées qui réinitialisent les indicateurs on-chain, mais le sommet de 2025 s’est formé dans l’apathie, laissant moins de vendeurs traditionnels. Le seul analogue historique est 2019, qui a finalement touché son point bas sur un choc pandémique de type…