BlackRock a publié une étude sur la façon dont l’adoption plus large de l’IA pourrait ouvrir de nouveaux usages aux actifs numériques, notamment les stablecoins et les blockchains, que les agents IA pourraient utiliser pour payer des services et régler des transactions. Cette étude fait partie de quatre évolutions mises en avant : un projet de la Bourse de New York et de Blockchain.com visant à proposer des actions et des ETF tokenisés sur une plateforme comptant plus de 44 millions de comptes, des déclarations de la CFTC sur la préparation des marchés aux échanges on-chain et un rachat prévu par le Trésor américain de jusqu’à 6 milliards de dollars de dette à plus long terme.
Pourquoi c’est important
Ensemble, ces évolutions esquissent plusieurs voies possibles pour favoriser l’essor des infrastructures crypto : permettre aux investisseurs traditionnels d’accéder aux actifs tokenisés, préparer les marchés on-chain fonctionnant en continu sur le plan réglementaire et permettre à des agents logiciels d’effectuer des paiements via des réseaux numériques. Le projet de la Bourse de New York et de Blockchain.com doit encore obtenir des autorisations et être lancé. De son côté, l’étude de BlackRock décrit un cas d’usage potentiel, mais ne prouve pas que les paiements effectués par des agents génèrent déjà une demande significative.
L’opération du Trésor est une mesure distincte visant le marché obligataire. Elle ne correspond ni à une création monétaire de la Réserve fédérale ni à un afflux automatique de capitaux dans les cryptos. La transcription indique également que les avoirs en titres de la Fed ont diminué de plus de 2 000 milliards de dollars pendant le resserrement quantitatif, achevé en décembre, tandis que les taux d’intérêt restent restrictifs. Ces distinctions sont importantes pour évaluer les affirmations sur la liquidité et le cycle de marché.
Incidence sur le marché
Si les produits financiers tokenisés et les paiements effectués par des agents prennent de l’ampleur, les réseaux crypto pourraient bénéficier d’une demande liée à l’activité, et pas seulement à l’investissement. Cela élargirait les arguments en faveur de l’adoption, sans toutefois démontrer que tous les actifs crypto en profiteraient ni que ces nouveaux usages feraient directement monter les prix.
Pour les marchés, l’essentiel est de voir si les projets passent des annonces et des études aux autorisations, aux lancements et aux transactions réelles. Le rachat du Trésor ne doit pas, à lui seul, être considéré comme un catalyseur pour les cryptos. Et le potentiel d’adoption n’exclut ni la volatilité ni les replis.
Questions fréquemment posées
-
Quel rôle les stablecoins pourraient-ils jouer dans la thèse de BlackRock sur les agents IA ?
L’étude de BlackRock examine si des agents IA pourraient utiliser des stablecoins et la blockchain pour payer des services et régler des transactions.
-
Quels sont les projets de la Bourse de New York et de Blockchain.com ?
Ils travaillent à proposer des actions et des ETF tokenisés sur une plateforme comptant plus de 44 millions de comptes. Les autorisations et le lancement restent à venir.
-
Qu’a apporté la discussion de la CFTC sur l’adoption ?
Le président de la CFTC a évoqué la préparation des marchés aux actifs transférés on-chain, aux échanges en continu et au rôle croissant de l’IA dans la finance.
-
Le rachat de 6 milliards de dollars de bons du Trésor prévu va-t-il directement injecter des fonds dans les cryptos ?
Non. Le rachat vise à soutenir le marché obligataire. Il ne s’agit pas d’une création monétaire de la Réserve fédérale et les fonds ne sont pas automatiquement dirigés vers les cryptos.
-
Quels éléments montreraient que ces évolutions génèrent une demande réelle de cryptos ?
Il faudrait notamment que les projets obtiennent les autorisations, soient lancés, puis donnent lieu à de véritables transactions on-chain. Les études et les projets seuls ne prouvent pas l’existence d’une telle demande.