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CFTC inflige 172 000 $ à un ex-aide pour ses trades Kalshi

Deux règlements pour délit d'initié sur les marchés de prédiction en deux mois, tous deux générés par des signalements de Kalshi, et le second tombe la même semaine où la Cour d'appel du Neuvième Circuit a repoussé Kalshi dans son combat de préemption face au Nevada.

La CFTC a ordonné vendredi à l'ancien opérateur du prompteur de la Maison-Blanche Gabriel Perez de payer plus de 172 000 $, dans le cadre d'un règlement de charges l'accusant d'avoir utilisé environ une heure d'accès anticipé aux discours du président Trump pour trader les « mention markets » de Kalshi liées aux mots que Trump prononcerait. L'ordonnance exige de Perez qu'il restitue 107 539,02 $ de profits et verse une amende civile de 65 000 $, après que l'agence lui a accordé une réduction de pénalité d'environ 40 % pour « coopération exemplaire ».

Perez a ouvert son compte Kalshi le 8 décembre 2025 et a tradé les mention markets jusqu'en mars 2026, ayant, selon les allégations, lu les remarques préparées de Trump avant qu'elles ne soient prononcées et pris position sur des contrats basés sur les mots contenus dans ces scripts. Il n'a ni admis ni contesté les conclusions et a accepté une interdiction de trois ans de trader sur toute entité enregistrée auprès de la CFTC.

Pourquoi c'est important

C'est le deuxième règlement pour délit d'initié sur event contracts de la CFTC depuis fin juillet, tous deux générés par des signalements de Kalshi, et portant tous deux des interdictions identiques de trois ans. Le premier, contre l'ancien congressman George Santos le 31 juillet, concernait un contrat que le défendeur pouvait réellement influencer, un marché sur la présence au discours sur l'État de l'Union. Le cas Perez est la version la plus pure : un délit d'initié classique sur information non publique, le type de dossier que la CFTC attendait pour tester sa compétence sur les event contracts.

Ce règlement est aussi la plus petite pièce visible d'un étau réglementaire multi-fronts sur les marchés de prédiction. En mai, les procureurs fédéraux ont inculpé l'ingénieur Google Michele Spagnuolo pour avoir utilisé des données de recherche internes afin de gagner environ 1,2 million de dollars sur Polymarket, la CFTC déposant un dossier civil parallèle. Le président de la commission de surveillance de la Chambre, James Comer, a ouvert une enquête le même mois sur les contrôles anti-délit d'initié chez Kalshi et Polymarket, après que les deux plateformes ont renforcé leurs contrôles d'identité et de géoblocage en mars. L'agence du président de la CFTC Michael Selig a par ailleurs proposé un cadre réglementaire dédié aux event contracts.

Impact sur le marché

Ce règlement tombe le jour même où la Cour d'appel du Neuvième Circuit a statué contre Kalshi dans son combat de préemption face aux régulateurs de jeux du Nevada, jugeant que la loi fédérale sur les matières premières n'écarte pas clairement la surveillance étatique des jeux d'argent.

Questions fréquemment posées

  1. Qui est Gabriel Perez et qu'a-t-il fait ?

    Un ancien opérateur du prompteur de la Maison-Blanche qui aurait lu les remarques préparées du président Trump environ une heure avant leur prononcé, et utilisé cet accès pour placer des trades sur les mention markets de Kalshi liées à des mots spécifiques que Trump prononcerait dans ses discours.

  2. Combien la CFTC a-t-elle ordonné à Perez de payer ?

    Plus de 172 000 $ au total, répartis entre 107 539,02 $ de profits restitués et 65 000 $ d'amende civile, plus une interdiction de trois ans de trader sur toute entité enregistrée auprès de la CFTC.

  3. Qu'est-ce qu'un mention market Kalshi ?

    Un event contract Kalshi qui tente de prédire les mots spécifiques qu'une personnalité publique prononcera dans un discours, selon que ces mots apparaissent ou non dans le texte préparé. Les traders peuvent prendre position sur le fait qu'un mot particulier sera mentionné ou non.

  4. En quoi le cas Perez se compare-t-il au règlement George Santos de juillet ?

    Les deux sont des règlements de la CFTC pour délit d'initié sur event contracts portant des interdictions identiques de trois ans, et proviennent tous deux de signalements de Kalshi. Santos a manipulé un marché sur la présence au discours sur l'État de l'Union qu'il pouvait réellement influencer, tandis que le cas…

  5. Quelles autres pressions réglementaires Kalshi subit-elle actuellement ?

    En mai, le président de la commission de surveillance de la Chambre, James Comer, a ouvert une enquête sur les contrôles anti-délit d'initié chez Kalshi et Polymarket. Le même mois, les procureurs fédéraux ont inculpé un ingénieur Google pour avoir utilisé des données de recherche internes afin de gagner environ 1,2…

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