La Financial Conduct Authority britannique a publié mardi une orientation formelle ramenant à 1 % de la valeur totale des tokens en circulation l'exigence de capital proposée pour les émetteurs réglementés de stablecoins, contre 2 % lors de la consultation précédente. La FCA présente la mesure comme un cadre prudentiel « plus proportionné pour les grands émetteurs, tout en préservant la solidité du régime dans son ensemble », et ce nouveau plancher se situe nettement en dessous de l'exigence équivalente de 2 % prévue par le règlement européen sur les marchés de crypto-actifs (MiCA).
L'orientation s'accompagne d'un assouplissement du cadre applicable aux plateformes d'échange de crypto-actifs, qui devront, selon les nouvelles règles, immobiliser 40 % de leur capital de négociation pour couvrir les pertes potentielles et appliquer une décote de 40 % pour risque de perte à la valeur des sûtés qu'elles utilisent pour prêter ou traiter avec leurs contreparties. Les deux volets dessinent ensemble un périmètre britannique délibérément plus léger pour l'activité sur actifs numériques que le régime au niveau du bloc de l'autre côté de la Manche.
Pourquoi c'est important
Cet assouplissement fait suite au discret revirement de la Banque d'Angleterre sur sa proposition de plafonner la détention de stablecoins par personne physique, le régulateur ayant renoncé au plafond de 20 000 £ (environ 26 500 $) après une pression soutenue du secteur. Deux revirements survenus coup sur coup font passer la posture du Royaume-Uni de celle d'un pionnier prudent à celle d'un concurrent actif pour la base d'émetteurs libellés en euros, jusqu'ici tarifée en référence à MiCA. Londres indique qu'il veut que les bilans, les fonctions de trésorerie et les relations de banque correspondante liés à l'émission réglementée de stablecoins s'installent dans sa juridiction plutôt qu'à Francfort, Dublin ou Paris.
Impact sur le marché
L'angle concurrentiel est bien réel : un coussin de capital de 1 % divise par deux le coût réglementaire de portage d'une émission par rapport à MiCA et, combiné à des exigences plus simples pour les plateformes, il offre aux acteurs domiciliés au Royaume-Uni et aux émetteurs adossés à des banques un avantage mesurable en points de base sur un même volume de float. À surveiller : la publication éventuelle, par les grands émetteurs de stablecoins domiciliés dans l'UE, d'une révision de leur lieu de comptabilisation au cours des deux prochains trimestres, et la possibilité que la Banque d'Angleterre accompagne la décision de la FCA par des autorisations accélérées pour les émetteurs déjà présents dans son bac à sable réglementaire.
Questions fréquemment posées
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Qu'a réellement changé la FCA pour les émetteurs de stablecoins ?
La FCA a ramené à 1 % de la valeur totale des stablecoins en circulation l'exigence de capital proposée pour les émetteurs réglementés, contre 2 % lors de la consultation précédente.
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En quoi la règle britannique se compare-t-elle à MiCA ?
Le coussin de capital de 1 % au Royaume-Uni est nettement inférieur à l'exigence équivalente de 2 % prévue par le règlement européen sur les marchés de crypto-actifs, ce qui offre aux émetteurs domiciliés au Royaume-Uni une charge prudentielle plus légère pour un même volume de float.
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La Banque d'Angleterre a-t-elle aussi modifié les règles sur les stablecoins ?
Oui. La BoE a renoncé à sa proposition de plafonner la détention de stablecoins par personne physique à 20 000 £ (environ 26 500 $), abandonnant ce plafond après une pression soutenue du secteur.
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Qu'a prévu la FCA pour les plateformes d'échange de crypto-actifs dans le même cadre ?
Selon les nouvelles règles, les plateformes devront immobiliser 40 % de leur capital de négociation pour couvrir les pertes potentielles et appliquer une décote de 40 % pour risque de perte à la valeur des sûtés lorsqu'elles prêtent ou traitent avec des contreparties.
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Pourquoi la FCA réduit-elle les coussins de capital pour les émetteurs de stablecoins ?
La FCA présente la mesure comme un cadre prudentiel « plus proportionné pour les grands émetteurs, tout en préservant la solidité du régime dans son ensemble », et ce coussin plus bas divise par deux le coût réglementaire de portage d'une émission par rapport à MiCA.