La police sud-coréenne a ouvert la première enquête sur les jeux d'argent illégaux du pays concernant les utilisateurs de Polymarket le 5 juin, ciblant les résidents qui ont parié sur les élections locales du 3 juin. L'Agence de police provinciale de Gangwon retrace les enregistrements de transactions en cryptomonnaie pour identifier les utilisateurs à l'échelle nationale, qui risquent des amendes allant jusqu'à 10 millions de wons (6 500 $) en vertu de l'article 246 du Code pénal. Le marché des élections municipales de Séoul de 2026 sur Polymarket a à lui seul enregistré un volume de 52,2 millions de dollars.
Pourquoi c'est important
Le mouvement de la Corée du Sud signale un changement structurel dans la façon dont les régulateurs abordent les marchés de prédiction : l'application de la loi passe des blocages ISP au niveau de la plateforme à la responsabilité directe des utilisateurs, avec les enregistrements de transactions en chaîne comme preuve. Six des 20 principaux marchés d'adoption de la cryptomonnaie dans l'indice 2025 de Chainalysis — y compris l'Inde (#1), le Brésil (#5), l'Indonésie (#7) et la Thaïlande (#17) — ont maintenant agi contre les plateformes de prédiction par le biais de lois sur les jeux d'argent, de restrictions sur les dérivés ou d'une application au niveau des utilisateurs. Le volume de trading mensuel combiné sur Kalshi et Polymarket a dépassé 10 milliards de dollars en mai 2026, contre moins de 5 milliards de dollars en septembre 2025, plaçant le secteur sous le regard des régulateurs. Les sports, la politique et les élections représentent plus de 90 % du volume sur les deux plateformes — précisément les catégories de contrats que chaque régulateur cible en premier.
Impact sur le marché
Le scénario pessimiste est concret : l'interdiction des dérivés dans toutes les catégories au Brésil et la classification des jeux d'argent en ligne en Inde sous la loi de promotion et de réglementation des jeux en ligne de 2025 sont des modèles que d'autres marchés à forte adoption peuvent copier. Les plateformes qui dépendent des contrats sportifs et politiques pour 90 % de leur volume ne peuvent pas les supprimer sans devenir des entreprises structurellement différentes.