Le milliardaire investisseur Mark Cuban a déclaré sur le podcast « Portfolio Players » qu'il avait vendu la majeure partie de ses avoirs en Bitcoin, concluant que l'actif avait failli dans son rôle de couverture pendant les récentes turbulences géopolitiques et la faiblesse du dollar liée au conflit iranien. Cuban, dont la fortune avoisine les 10 milliards de dollars, a présenté la vente comme une sortie dictée par sa thèse d'investissement plutôt que comme un trade tactique : l'or, a-t-il dit, « a explosé », tandis que le Bitcoin a baissé quand le dollar baissait — l'inverse de ce qu'il attendait.
Ce revirement est radical pour un investisseur qui, dans un entretien de 2021 sur le Delphi Podcast, décrivait son portefeuille crypto comme composé d'environ 60 % de Bitcoin, 30 % d'Ethereum et 10 % d'autres tokens, et affirmait ne l'avoir « jamais vendu ». À l'époque, il arguait que l'offre fixe du Bitcoin en faisait une réserve de valeur supérieure à l'or. Cuban conserve toujours de l'Ethereum, auquel il attribue le mérite d'avoir rendu possibles les applications de finance décentralisée et de NFT, et il a écarté la majeure partie du reste de l'univers des altcoins comme étant des « déchets ».
Pourquoi c'est important
La sortie de Cuban est une répudiation très médiatisée du récit de l'or numérique à un moment où cette thèse est déjà sous pression. Les cours de l'or ont grimpé pendant les tensions géopolitiques liées à l'Iran, tandis que le Bitcoin peinait à soutenir ses prix malgré un dollar plus faible — exactement la divergence que le argument de couverture macroéconomique du Bitcoin est censé rendre impossible. Un milliardaire grand public qui évoque publiquement cette divergence, sur un podcast sportif, donne au scénario baissier une portée bien au-delà des cercles crypto natifs.
Impact sur le marché
La lecture structurelle est que le Bitcoin se comporte davantage comme un actif à bêta élevé que comme une couverture macro, avec des flux dictés par la liquidité et l'appétit pour le risque plutôt que par les tensions géopolitiques ou la faiblesse du dollar. Cette dynamique érode la prétention du Bitcoin à jouer un rôle distinct dans un portefeuille : s'il monte en mode risk-on et se vend en mode risk-off comme en cas de stress géopolitique, l'argument de la diversification s'affaiblit. Le pivot de Cuban ne fait pas bouger les prix à lui seul, mais il intervient à un moment où le positionnement or-contre-Bitcoin fait l'objet d'un débat actif parmi les allocataires institutionnels qui décident quel compartiment — si tant est qu'il y en ait un — mérite une part dans une allocation en actifs de réserve.
Questions fréquemment posées
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Pourquoi Mark Cuban a-t-il vendu la majeure partie de ses Bitcoin ?
Cuban a déclaré que le Bitcoin avait échoué dans son rôle de couverture pendant la faiblesse du dollar liée à l'Iran — l'or a grimpé tandis que le Bitcoin baissait, l'inverse de ce que la thèse de l'or numérique prédisait. Il a qualifié le résultat de « décevant » sur le podcast « Portfolio Players ».
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Combien de crypto Mark Cuban détient-il encore ?
Cuban a dit qu'il restait plus constructif sur l'Ethereum, à qui il attribue la DeFi et les applications NFT, et a écarté la plupart des autres cryptomonnaies comme étant des « déchets ». Il n'a pas donné de répartition actuelle du portefeuille, seulement une vue directionnelle.
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Quelle était l'allocation précédente de Mark Cuban en Bitcoin ?
Lors d'un entretien de 2021 sur le Delphi Podcast, Cuban décrivait son portefeuille crypto comme composé d'environ 60 % de Bitcoin, 30 % d'Ethereum et 10 % d'autres tokens, et affirmait ne l'avoir « jamais vendu ».
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La thèse de l'or numérique du Bitcoin est-elle brisée ?
La critique de Cuban est un point de données, pas un verdict — mais elle survient alors que l'or et le Bitcoin divergent dans les moments où le argument de couverture est censé les aligner. Reste à voir si cette divergence tiendra lors du prochain mouvement du dollar et de l'évolution de la situation iranienne.
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Que devraient surveiller les investisseurs après les propos de Cuban ?
La trajectoire du dollar, l'évolution de la situation en Iran et l'écart de prix or-contre-Bitcoin sont les signaux immédiats. La performance relative de l'Ethereum sera aussi la référence implicite pour savoir si la critique vise spécifiquement le Bitcoin ou un jugement plus large sur les actifs risqués.