MSCI a ouvert une nouvelle consultation proposant d'écarter les « sociétés non opérationnelles » de ses Global Investable Market Indexes, avec Strategy (MSTR), Metaplanet (3350.T) et le détenteur d'uranium Yellow Cake directement dans le viseur. La proposition utilise un filtre en deux étapes : les entreprises dont les actifs opérationnels dépassent 50 % du total des actifs passent automatiquement, tandis que les autres font face à cinq tests de ratios financiers, dont l'échec à quatre entraîne l'exclusion. Les retours sont ouverts jusqu'au 30 septembre, les résultats tombent le 16 octobre, et tout changement approuvé s'intégrerait à la revue d'indices de novembre 2026.
Pourquoi c'est important
C'est la deuxième attaque de MSCI contre les structures de trésorerie crypto en moins d'un an, et le cadrage importe plus que les noms. La consultation d'octobre 2025 visait les entreprises détenant plus de 50 % de leurs actifs en bitcoin ou autres cryptomonnaies et nommait 39 sociétés ; la pression du secteur et la volatilité du marché ont contraint MSCI à la reporter. Cette fois, la règle contourne entièrement l'étiquette « crypto » et définit une catégorie : les entreprises qui « créent de la valeur en accumulant et en détenant des actifs non opérationnels », génèrent peu de trésorerie d'exploitation et dépendent de capitaux extérieurs pour croître. Cette définition correspond presque parfaitement aux 840 447 BTC de Strategy (53,18 milliards de dollars, selon Bitcoin Treasuries) et aux 43 000 BTC de Metaplanet (plus de 2 milliards de dollars), mais elle rattrape aussi tout futur véhicule de trésorerie construit sur le même modèle.
Impact sur le marché
Pour Strategy et Metaplanet, l'exclusion des benchmarks MSCI signifie un coup dur structurel pour les flux passifs : les fonds indiciels et ETF qui se benchmarkent sur MSCI seraient contraints de vendre, et les actions perdent une couche de soutien de « preneur en dernier recours » devenue partie intégrante de leur thèse de valorisation. C'est l'ampleur du précédent qui inquiète le secteur. Si le filtre « société non opérationnelle » de MSCI survit à la consultation, toute entreprise dont le bilan est dominé par des participations plutôt que par l'exploitation devient plus difficile à défendre comme composante d'indice, des trésoires crypto aux sociétés de portefeuille en passant par les SPAC. Novembre 2026 est l'échéance opérationnelle ; les huit prochaines semaines de commentaires lors de la consultation décideront si cela devient la nouvelle base ou une proposition de plus reportée.
Questions fréquemment posées
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Qu'est-ce que le filtre « société non opérationnelle » de MSCI ?
C'est un test en deux étapes. D'abord, une entreprise doit avoir des actifs opérationnels supérieurs à 50 % du total de ses actifs. En cas d'échec, elle fait face à cinq tests de ratios financiers et est exclue si elle échoue à quatre sur cinq.
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Quelles entreprises la nouvelle proposition de MSCI retirerait-elle de ses indices ?
Strategy (MSTR), Metaplanet (3350.T) et le détenteur d'uranium Yellow Cake seraient supprimés de l'indice MSCI ACWI IMI selon le filtre appliqué aux données actuelles.
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Pourquoi MSCI cible-t-il maintenant les entreprises de trésorerie bitcoin ?
La règle définit les sociétés non opérationnelles comme celles qui « créent de la valeur en accumulant et en détenant des actifs non opérationnels », génèrent peu de trésorerie d'exploitation et dépendent de capitaux extérieurs pour croître. Ce profil correspond presque parfaitement à Strategy et Metaplanet.
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Quand l'exclusion des indices de MSCI prendrait-elle effet ?
MSCI accepte les retours jusqu'au 30 septembre, annoncera les résultats autour du 16 octobre, et tout changement approuvé s'intégrerait à la revue d'indices de novembre 2026.
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MSCI a-t-il déjà tenté d'exclure les trésoires crypto ?
Oui. Une consultation d'octobre 2025 visait les entreprises détenant plus de 50 % de leurs actifs en bitcoin ou autres cryptomonnaies et nommait 39 sociétés ; cette proposition a été reportée après la pression du secteur et la volatilité du marché.