Qivalis a élargi son consortium de stablecoin en euro à 37 banques européennes après l'arrivée de 25 nouveaux établissements, renforçant le soutien institutionnel à un jeton numérique en euro prévu pour être régulé par la banque centrale néerlandaise. Les nouveaux entrants incluent ABN Amro, Intesa Sanpaolo, Rabobank et Spuerkeess, l'établissement public luxembourgeois, qui rejoignent un groupe fondateur de 12 banques comprenant BNP Paribas, ING, UniCredit, CaixaBank, Danske Bank, DekaBank, KBC Bank, Raiffeisen Bank International, SEB et Banca Sella.
Le consortium, domicilié à Amsterdam, poursuit l'obtention d'une autorisation de De Nederlandsche Bank pour opérer comme établissement de monnaie électronique. Le PDG Jan-Oliver Sell a déclaré au Financial Times que le groupe s'attend à recevoir sa licence au second semestre de cette année et prévoit d'émettre dès l'approbation — un stablecoin en euro adossé 1:1 à des euros et à des actifs liquides de haute qualité détenus par des dépositaires régulés. « Nous ne construisons pas seulement un stablecoin en euro ; nous posons les rails financiers européens de demain », a écrit le consortium sur X.
Pourquoi c'est important
L'élargissement intervient alors que les stablecoins en dollar continuent de dominer le secteur. L'offre totale de jetons adossés au dollar a dépassé 301 milliards de dollars, menée par l'USDT de Tether à environ 190 milliards et l'USDC de Circle à environ 77 milliards. Les stablecoins adossés à l'euro n'en représentent qu'une fraction — les données de CoinGecko situent ce segment à 896 millions de dollars, avec l'EURC de Circle (443 M$), l'EURS de STASIS (151,9 M$) et l'EURCV de Société Générale (122,3 M$) en tête. Le ministre français des Finances Roland Lescure a déclaré en avril que la taille relative du segment en euro n'était « pas satisfaisante », tandis que la présidente de la BCE Christine Lagarde a averti ce mois-ci que l'usage croissant du stablecoin en dollar en Europe risquait d'« ancrer la dépendance au dollar ». Un consortium de 37 banques est une réponse directe à cette pression politique — et un signal que les prêteurs européens se coordonnent au lieu d'attendre le propre euro numérique de détail de la BCE.
Impact sur le marché
La structure pilotée par les banques distingue Qivalis des tentatives précédentes de stablecoin en euro : dépositaires régulés, autorisation EMI auprès de De Nederlandsche Bank, et une liste de membres chargée en établissements d'importance systémique.
Questions fréquemment posées
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Qu'est-ce que Qivalis ?
Qivalis est un consortium de banques européennes domicilié à Amsterdam qui développe un stablecoin libellé en euro. Lancé en décembre 2025 avec 12 membres fondateurs, il compte désormais 37 banques réparties aux Pays-Bas, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, dans les pays nordiques et au Luxembourg.
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Quelles sont les nouvelles banques qui rejoignent le consortium Qivalis ?
Les 25 nouveaux entrants incluent ABN Amro, Intesa Sanpaolo, Rabobank et Spuerkeess, l'établissement public luxembourgeois, aux côtés d'autres prêteurs européens couvrant la France, l'Allemagne, les pays nordiques et l'Europe du Sud.
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Quel régulateur supervise le stablecoin en euro de Qivalis ?
Qivalis poursuit l'obtention d'une autorisation de De Nederlandsche Bank, la banque centrale néerlandaise, pour opérer comme établissement de monnaie électronique. Le PDG Jan-Oliver Sell a déclaré que le consortium s'attend à recevoir sa licence au second semestre de cette année.
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En quoi Qivalis se distingue-t-il des stablecoins en euro existants ?
Les stablecoins en euro existants comme l'EURC de Circle, l'EURS de STASIS et l'EURCV de Société Générale sont émis par des entreprises individuelles. Qivalis est une émission portée par un consortium de 37 banques, adossée 1:1 à des euros et à des actifs liquides de haute qualité détenus par des dépositaires régulés…
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Pourquoi le marché du stablecoin en euro est-il à la traîne par rapport au segment en dollar ?
L'offre totale de stablecoins adossés à l'euro s'élève à environ 896 millions de dollars, contre plus de 301 milliards pour les jetons adossés au dollar. Le ministre français des Finances Roland Lescure a qualifié cet écart de « pas satisfaisant », et la présidente de la BCE Christine Lagarde a averti que l'usage…