Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a annoncé cette semaine des sanctions contre un réseau de portefeuilles liés à l'Iran, gelant 344 millions de dollars — l'une des plus grandes actions d'application jamais prises contre l'infrastructure on-chain de Téhéran. L'OFAC a spécifiquement lié le gel aux portefeuilles USDT utilisés dans des opérations de dissimulation de paiements pétroliers, Tether ayant simultanément mis sur liste noire les adresses signalées.
Le contexte est significatif : l'économie crypto de l'Iran a atteint 7,78 milliards de dollars en 2025, les Gardiens de la Révolution islamique représentant environ la moitié de toute l'activité on-chain. La Banque centrale d'Iran a par ailleurs acheté plus de 500 millions de dollars en USDT l'année dernière, acheminant des réserves via le stablecoin indexé au dollar pour accéder à la liquidité en dollars sans toucher à la banque correspondante. En avril, les autorités iraniennes ont poussé plus loin — exigeant que les pétroliers transitant par le détroit d'Ormuz paient des péages en Bitcoin.