Lors de l’Avalanche Summit à New York, Kevin O’Leary a déclaré qu’il constituait de nouvelles positions en cryptoactifs avant le prochain cycle de marché. Selon lui, Bitcoin pourrait à terme représenter 1 à 3 % des allocations institutionnelles aux actifs alternatifs, une part comparable à celle de l’or dans les portefeuilles. Bitcoin s’échangeait autour de $80,600 et gagnait plus de 5 % au moment de la discussion.
Pourquoi c’est important
O’Leary décrit une trajectoire fondée sur les modèles d’allocation plutôt que sur une frénésie des particuliers. Sa comparaison avec l’or présente Bitcoin comme un actif alternatif potentiellement adapté au long terme pour les fonds de pension, les fonds de dotation et d’autres institutions qui renforcent progressivement leur exposition sur plusieurs années.
Il a également estimé que la première grande place boursière à adopter la technologie blockchain pourrait établir les standards techniques et de conformité du système financier au sens large. Cela pourrait contribuer à résoudre la fragmentation actuelle entre les différentes chaînes concurrentes, même si O’Leary a précisé que les dirigeants restent en désaccord sur la blockchain que leurs entreprises devraient utiliser.
L’incertitude réglementaire demeure un obstacle, notamment en ce qui concerne la classification et la négociation des titres tokenisés. O’Leary a déclaré que le revers du CLARITY Act au Sénat ne mettait pas fin aux efforts en faveur de règles pour les cryptoactifs, mais il ne s’attend pas à ce que le texte soit adopté avant les élections de mi-mandat. Il considère la politique fiscale applicable aux actifs numériques comme la voie la plus probable à court terme vers une supervision plus claire.
Impact sur le marché
La thèse d’une allocation institutionnelle dépend de plusieurs conditions qui vont au-delà de la demande. O’Leary a lié sa prévision d’un Bitcoin à $1 million à la résolution des inquiétudes liées à l’informatique quantique et au risque de voir les standards de chiffrement compromis. Certains investisseurs soutiennent des start-up spécialisées dans l’informatique quantique comme couverture défensive contre ce risque.
Pour Bitcoin, le niveau de référence immédiat sur le marché se situe autour de $80,000. La question technique à court terme est de savoir si ce niveau se maintiendra comme support ou s’il sera retesté. La thèse d’investissement plus large dépend désormais de la capacité des institutions à obtenir suffisamment de visibilité réglementaire, de garanties en matière d’infrastructure et de certitude sur la sécurité pour justifier des allocations plus importantes.
Questions fréquemment posées
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Pourquoi Kevin O’Leary compare-t-il Bitcoin à l’or dans les portefeuilles institutionnels ?
O’Leary a déclaré que Bitcoin pourrait à terme représenter 1 à 3 % des allocations institutionnelles aux actifs alternatifs, une part comparable à celle de l’or. Il a décrit cette évolution comme progressive et guidée par les modèles.
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Quel développement de la blockchain O’Leary considère-t-il comme un possible tournant ?
Il a déclaré que la première grande place boursière à adopter la blockchain pourrait établir des standards techniques et de conformité que l’ensemble du système financier suivrait.
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Pourquoi l’adoption institutionnelle de la blockchain n’a-t-elle pas encore fait consensus ?
O’Leary a indiqué que les dirigeants restent en désaccord sur la blockchain que leurs entreprises devraient utiliser. L’incertitude réglementaire concernant les titres tokenisés demeure également un obstacle.
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Quelle est la position d’O’Leary sur le calendrier du CLARITY Act ?
O’Leary ne s’attend pas à ce que le CLARITY Act soit adopté avant les élections de mi-mandat. Il considère la politique fiscale sur les actifs numériques comme la voie la plus probable à court terme vers une clarification réglementaire.
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Pourquoi la sécurité quantique compte-t-elle dans les perspectives d’O’Leary pour Bitcoin ?
O’Leary a lié une prévision potentielle de Bitcoin à $1 million à la résolution des inquiétudes selon lesquelles l’informatique quantique pourrait compromettre les standards de chiffrement actuels. Il a indiqué que certains investisseurs soutiennent des start-up quantiques comme couverture défensive.