Un procès intenté à New York par Noah Doe et deux sociétés s’appuie sur la loi de l’État sur les objets trouvés et perdus pour réclamer la propriété d’environ 3,799 millions de BTC répartis sur 39 069 adresses dormantes, soit près de 18 % de l’offre totale de Bitcoin. Le dépôt s’appuie sur l’article 7-B de la Personal Property Law de New York, section 257, qui permet à un découvreur d’obtenir la propriété après un an de tentatives infructueuses pour joindre le propriétaire pour un bien de moins de 10 $, et cite une campagne d’avis OP_RETURN, un communiqué de presse et une fenêtre de réclamation comme preuve que les coins relèvent d’un bien perdu.
Le Congrès cherche à fermer cette brèche juridique avant même qu’un tribunal ne rende sa décision. La section 20216 du projet de CLARITY Act daté du 22 juillet précise qu’un actif numérique en autocustodie ne peut devenir abandonné, non réclamé ni confisqué, et ne peut faire l’objet ni d’une usucapion ni d’un titre de découvreur, simplement parce que son propriétaire ne l’a pas déplacé ou n’a pas montré d’intérêt continu. Les projets du Sénat des 8 mai et 20 mai ne protégeaient que la possibilité de détenir un portefeuille auto-hébergé. La version du 22 juillet va plus loin, en entrant dans le droit de propriété et en couvrant la question de savoir si une personne possède toujours les coins contenus dans ce portefeuille après des années de silence.
Pourquoi cela compte
La disposition trace une ligne fédérale au niveau de la clé privée. Un actif en autocustodie est défini comme un actif dont le propriétaire garde le contrôle exclusif des clés sans s’appuyer sur un dépositaire, une bourse ou un intermédiaire, et la section 20216 préempte les lois étatiques et locales qui considèrent des années d’inactivité d’un portefeuille comme un motif suffisant pour transférer la propriété. Les avoirs en garde sont de l’autre côté de cette ligne. Les exchanges, courtiers et fournisseurs de portefeuilles hébergés restent soumis aux règles existantes des États sur les biens non réclamés, l’inactivité, la déclaration et la déshérence.
Le dépôt de Noah Doe est le cas test qui a rendu la disposition urgente, puisqu’il fonde explicitement sa théorie sur le silence des portefeuilles, des années de coins intacts sans qu’aucun propriétaire ne se manifeste. La section 20216 vise ce mécanisme en retirant l’argument le plus simple qu’un demandeur pourrait avancer, l’idée que des années sans mouvement équivalent à elles seules à un abandon, sans trancher le procès pour autant.
Questions fréquemment posées
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Que dit exactement la section 20216 du projet CLARITY Act ?
Elle précise qu’un actif numérique en autocustodie ne peut devenir abandonné, non réclamé ou confisqué, ni faire l’objet d’une usucapion ou d’un titre de découvreur, simplement parce que son propriétaire ne l’a pas déplacé ou n’a pas montré d’intérêt continu. Elle préempte les lois étatiques et locales qui traitent…
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Combien de BTC le procès Noah Doe cherche-t-il à revendiquer ?
Le dépôt vise environ 3,799 millions de BTC répartis sur 39 069 adresses dormantes, soit près de 18 % de l’offre totale de Bitcoin. Les plaignants soutiennent que les coins relèvent d’un bien perdu au titre de l’article 7-B, section 257, de la Personal Property Law de New York.
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La disposition protège-t-elle les coins détenus sur des exchanges ?
Non. La section 20216 définit un actif en autocustodie comme un actif dont le propriétaire garde le contrôle exclusif des clés sans dépositaire, exchange ou intermédiaire. Le projet maintient les règles étatiques sur les biens non réclamés pour les avoirs conservés par les exchanges, les courtiers et les fournisseurs…
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Les plaignants Noah Doe peuvent-ils encore gagner si la CLARITY Act est adoptée ?
Peut-être. Les plaignants invoquent des rapports de police, des avis OP_RETURN et des contacts tentés avec d’éventuels propriétaires, des éléments qui dépassent la simple inactivité. Un tribunal pourrait juger que leur demande repose sur plus que le silence seul.
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En quoi le projet du 22 juillet diffère-t-il des projets du Sénat de mai ?
Les projets des 8 et 20 mai ne protégeaient que l’usage d’un portefeuille auto-hébergé et la détention des clés privées, sans dire si des coins dormants en autocustodie pouvaient être traités comme abandonnés. La section 20216 du 22 juillet ajoute une portée en droit de la propriété et bloque le transfert de propriété…