Larry Fink, PDG de BlackRock, a averti qu’un moratoire sur la construction de centres de données aux États-Unis plongerait le pays en récession, estimant qu’une grande partie de l’activité économique dépend désormais de ces investissements. Moody’s prévoit que les dépenses d’investissement dans les centres de données atteindront 700 milliards de dollars cette année et pourraient totaliser jusqu’à 2 480 milliards d’ici 2030.
Pourquoi c’est important
Cet avertissement met en lumière les enjeux économiques de l’essor des infrastructures d’IA, alors que l’opposition du public s’intensifie. Un sondage du Pew Research Center révèle qu’au moins 49 % des Américains estiment que les centres de données nuisent surtout à l’environnement, aux factures d’énergie des ménages et à la qualité de vie des riverains. Fink a qualifié de nombreuses inquiétudes de désinformation et mis en avant les emplois dans la construction, les infrastructures énergétiques et le matériel informatique dédié à l’IA.
Fink a également évoqué la dette nationale, qui, selon lui, est passée de 8 000 milliards de dollars en 2000 à 40 000 milliards en 2026. Il a déclaré que l’augmentation des emprunts publics pesait sur la demande de crédit et entraînait des adjudications obligataires de plus grande ampleur. Il propose de mobiliser les capitaux privés et de faire croître l’économie américaine de 3 %.
Incidence sur les marchés
Un ralentissement de la construction de centres de données pourrait peser sur les investissements liés à l’IA, à l’énergie et aux infrastructures, tandis qu’une récession réduit généralement l’appétit des investisseurs pour le risque. Cette évolution concerne le Bitcoin, qui a subi des pressions vendeuses lors des phases généralisées d’aversion au risque, même si ses partisans le présentent comme une valeur refuge. Au moment de la publication, le Bitcoin s’échangeait autour de 81 200 dollars, en baisse de 0,8 % depuis minuit UTC.
L’iShares Bitcoin Trust (IBIT) de BlackRock avait enregistré 65,62 milliards de dollars d’entrées nettes cumulées depuis son lancement en janvier 2024, selon SoSoValue. Dans le même temps, l’avertissement de Fink sur la dette met en avant un argument de marché concurrent : la hausse des emprunts publics est largement considérée comme favorable aux actifs rares, comme l’or et le Bitcoin.
Questions fréquemment posées
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Pourquoi Larry Fink estime-t-il que l’arrêt des chantiers de centres de données pourrait provoquer une récession ?
Fink a déclaré qu’une grande partie de l’activité économique américaine reposait sur les investissements dans les centres de données. Un moratoire plongerait donc le pays en récession.
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À combien les dépenses américaines dans les centres de données pourraient-elles s’élever d’ici 2030 ?
Moody’s estime qu’elles pourraient atteindre jusqu’à 2 480 milliards de dollars d’ici 2030. Selon ses prévisions, elles s’élèveront à 700 milliards cette année.
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Quelles inquiétudes les Américains expriment-ils au sujet des centres de données ?
Au moins 49 % des personnes interrogées dans le cadre d’un sondage du Pew Research Center estiment que les centres de données nuisent surtout à l’environnement, aux factures d’énergie des ménages et à la qualité de vie près des installations.
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Qu’a déclaré Fink au sujet de la dette publique américaine et des marchés du crédit ?
Fink a indiqué que la dette nationale était passée de 8 000 milliards de dollars en 2000 à 40 000 milliards en 2026. Selon lui, la hausse des adjudications obligataires publiques pèse sur la demande de crédit.
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Quel effet le risque de récession pourrait-il avoir sur le Bitcoin, selon l’article ?
Les récessions réduisent généralement l’appétit des investisseurs pour les actifs risqués, et le Bitcoin a déjà subi des pressions vendeuses lors des phases généralisées d’aversion au risque. La hausse de la dette publique est aussi largement considérée comme favorable aux actifs rares, comme le Bitcoin.