Chainlink a rejoint le projet Pangea, une coalition de banques européennes et sud-coréennes représentant plus de 10 000 milliards de dollars d'actifs sous gestion, afin de régler les opérations de change en stablecoins en quasi temps réel. Le groupe comprend Qivalis, un consortium de stablecoins en euros soutenu par 37 banques européennes, ainsi qu'UniKA, une alliance coréenne regroupant plus de 10 banques commerciales, et vise des transactions en production dans les 12 prochains mois.
L'initiative se concentre sur le corridor commercial Europe–Corée du Sud, qui traite plus de 150 milliards de dollars de biens et services chaque année. Le règlement passera du cycle traditionnel de 48 heures (T+2) à un cycle quasi instantané (T+0) grâce à des stablecoins régulés, indexés sur l'euro et le won, échangés via des mécanismes atomiques de paiement contre paiement (PvP), où les deux jambes d'une opération se règlent simultanément ou ne se règlent pas du tout.
Pourquoi c'est important
Le projet Pangea est conçu comme une couche intermédiaire (middleware) qui permet aux banques de continuer à utiliser Swift et la messagerie ISO 20022, tandis que l'infrastructure de Chainlink traduit ces commandes en swaps atomiques sur le Pangea L1 Network. Ce choix de conception montre que le consortium bancaire ne mise pas sur un réseau de paiement parallèle destiné à remplacer les infrastructures en place. Il superpose plutôt le règlement blockchain à l'épine dorsale de messagerie que les banques utilisent depuis les années 1970. Niki Ariyasinghe, chez Chainlink, a qualifié l'appétit pour de véritables infrastructures de « très clairement présent », en contrastant le projet avec les démonstrations de faisabilité antérieures qui n'ont jamais atteint la production.
Les données sectorielles citées par le groupe montrent que 60 % de l'ensemble des paiements en stablecoins dans le monde se font déjà en Asie, un vent porteur que le consortium entend exploiter. En réglant les flux en euros et en wons de manière atomique, les banques visent à compresser en quelques secondes des jours de liquidités immobilisées et à libérer la capacité de bilan actuellement bloquée en transit.
Impact sur le marché
Pour le secteur des stablecoins, cette évolution formalise un euro et un won on chain régulés et émis par des banques, au lieu de s'appuyer sur des stablecoins adossés au dollar pour la plomberie FX. Pour Chainlink, le rôle est celui d'une infrastructure plutôt que celui d'un émetteur : les groupes bancaires émettent les stablecoins, tandis que Chainlink fournit l'oracle, la messagerie inter-chaînes et la couche de règlement.
Questions fréquemment posées
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Qu'est-ce que le projet Pangea et quelles banques y participent ?
Le projet Pangea est une coalition formée pour régler les opérations de change en stablecoins en quasi temps réel. Il rassemble Chainlink, Qivalis (un consortium de stablecoins en euros soutenu par 37 banques européennes) et UniKA (une alliance bancaire coréenne de plus de 10 banques commerciales), représentant…
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Comment le règlement fonctionnera-t-il concrètement sur Chainlink ?
Pangea est conçu comme une couche intermédiaire. Les banques continueront d'utiliser Swift et la messagerie ISO 20022, et l'infrastructure de Chainlink traduira ces commandes en swaps atomiques de type paiement contre paiement sur le Pangea L1 Network, en réglant simultanément les stablecoins indexés sur l'euro et sur…
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Quel corridor commercial le projet vise-t-il en premier ?
Le consortium se concentre sur le corridor Europe–Corée du Sud, qui traite plus de 150 milliards de dollars de biens et services par an et figure parmi les 15 plus grandes routes commerciales mondiales. Le règlement devrait passer du cycle T+2 standard de 48 heures à un cycle T+0 quasi instantané.
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Quand le projet Pangea traitera-t-il ses premières transactions en production ?
Niki Ariyasinghe, VP chez Chainlink, a indiqué que l'objectif est de lancer des transactions FX en production dans un cadre légal et réglementaire d'ici 12 mois, distinguant le projet des démonstrations de faisabilité antérieures qui n'ont jamais atteint la production.
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Le projet Pangea est-il un rival de l'activité transfrontalière de Ripple ?
Chainlink se positionne comme un fournisseur de technologies superposé aux infrastructures bancaires en place, et non comme un concurrent construisant un réseau unifié. Ariyasinghe a affirmé que l'approche est collaborative, et non un affrontement direct avec la poussée institutionnelle de Ripple vieille de dix ans.