Un tribunal de Shanghai a condamné cinq personnes à de la prison pour un montage crypto ayant transféré environ 29,4 millions de dollars hors de Chine, a indiqué le parquet. Le groupe convertissait les yuans des clients en cryptomonnaies, puis réglait en devises étrangères à l'étranger, contournant les canaux de change strictement encadrés par la Chine.
Pourquoi c'est important
L'Administration nationale des changes plafonne les transferts annuels de change pour les particuliers à 50 000 dollars par personne, et les cryptomonnaies comblent depuis longtemps ce déficit comme un réseau parallèle pour les citoyens et les petites entreprises ayant besoin de paiements à l'étranger. Chaque poursuite érode cette parade, sans fermer pour autant le canal : la demande demeure tant que les alternatives agréées restent restrictives.
Questions fréquemment posées
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Que faisaient concrètement les accusés jugés à Shanghai ?
Ils ont converti les yuans des clients en cryptomonnaies, puis réglé en devises à l'étranger, transférant environ 29,4 millions de dollars hors de Chine en dehors des canaux de change agréés.
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Ce type de transfert de change via les cryptomonnaies est-il légal en Chine ?
Non. La Chine assimile la conversion transfrontalière du yuan facilitée par les cryptomonnaies à une activité de change illégale ; les tribunaux s'appuient sur ce texte pour l'essentiel des affaires pénales crypto depuis 2021.
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Pourquoi des Chinois utilisent-ils les cryptomonnaies pour transférer de l'argent à l'étranger ?
L'Administration nationale des changes plafonne les transferts de devises des particuliers à 50 000 dollars par an, si bien que les cryptomonnaies servent de réseau parallèle pour les particuliers et les petites entreprises qui doivent payer à l'étranger.
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Quelle somme était en jeu dans cette affaire ?
Selon le parquet, le groupe a facilité plus de 29,4 millions de dollars de transferts sortants avant la condamnation.
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Une seule poursuite suffit-elle à stopper ces montages ?
Chaque affaire accroît le risque d'enforcement pour les opérateurs, mais ne ferme pas le canal lui-même : la demande persiste tant que les alternatives agréées restent restrictives.