Glassnode a lancé Global Metrics, une suite d'indices agrégés multi-actifs continuellement rééquilibrés, conçue pour résoudre un défaut structurel dans l'analyse du marché des cryptomonnaies : le problème des "gagnants qui partent". Lorsqu'un actif à petite capitalisation dépasse le seuil de 100 millions de dollars, il sort du panier des petites capitalisations, emportant ses gains avec lui — rendant les données agrégées brutes systématiquement aveugles aux rallyes des petites capitalisations. Le sursaut des petites capitalisations en 2024, largement alimenté par la folie des memecoins et les plateformes de création de tokens quasi instantanées, était presque invisible dans les séries agrégées brutes mais apparaissait clairement dans l'indice ajusté pour la continuité.
Pourquoi c'est important
Alors que l'espace des actifs numériques s'est fragmenté en milliers d'actifs, secteurs et cohortes de capitalisation de marché changeantes, les proxies à actif unique et les agrégats bruts sont devenus des lentilles de plus en plus peu fiables pour l'analyse du marché dans son ensemble. Le cadre Global Metrics de Glassnode applique la même discipline de continuité que celle utilisée par la finance traditionnelle pour les indices de prix — maintenant étendue aux données on-chain et aux dérivés. Quatre métriques sont disponibles au lancement : la Capitalisation de Marché Totale, le SOPR Médian, l'Intérêt Ouvert Total, et une quatrième métrique, chacune calculée sur quatre paniers (Tous les Coins, Grande Capitalisation ≥1 milliard de dollars, Moyenne Capitalisation 100 millions–1 milliard de dollars, Petite Capitalisation <100 millions de dollars), produisant au total seize séries chronologiques continues. Un rééquilibrage hebdomadaire et un poids égal sont appliqués tout au long.
Impact sur le marché
Les implications pratiques sont significatives. L'indice SOPR Médian révèle que le sentiment des petites capitalisations est moins désastreux que ce que les données brutes impliquent — les actifs appréciés quittent le panier avant que leur prise de bénéfices ne soit capturée, exagérant le stress de la cohorte. Pour les grandes et moyennes capitalisations, l'indice expose une véritable tendance structurelle : à chaque cycle, le détenteur moyen extrait légèrement moins de profit que le cycle précédent alors qu'une plus grande partie de l'offre se verrouille dans une détention à long terme.