La Commission australienne des valeurs mobilières et des investissements (ASIC) a fermé plusieurs sites liés à Yepbit, une plateforme de trading d'actifs numériques et de contrats à terme non autorisée, après que des investisseurs ont signalé qu'ils ne pouvaient pas retirer leurs fonds. L'ASIC a confirmé mercredi avoir déployé sa capacité de fermeture de sites et ajouté Yepbit à sa liste d'alerte pour investisseurs, marquant au moins cinq avertissements distincts depuis la première alerte du 9 mars.
Dans un détail particulièrement alarmant, Yepbit aurait informé les investisseurs que l'ASIC avait gelé leurs fonds en attendant des audits de conformité. L'ASIC a catégoriquement nié cela, affirmant qu'elle n'avait pris aucune mesure pour bloquer le retour de fonds détenus par la plateforme. La tactique de blâmer un régulateur pour retarder les demandes de retrait est une caractéristique des opérations d'escroquerie de sortie.
Pourquoi c'est important
Yepbit ne détient pas de licence australienne de services financiers et n'est pas enregistré en tant que fournisseur de services d'actifs virtuels sur le registre VASP d'AUSTRAC, ce qui signifie qu'il opérait entièrement en dehors du périmètre réglementaire australien. L'action n'est pas isolée : la SEC des Philippines a émis une ordonnance de cessation et d'abstention contre Yepbit en février, et la SEC du Ghana a averti les investisseurs en juillet, décrivant la plateforme comme un schéma d'investissement frauduleux présumé. Des allégations ont également émergé sur les réseaux sociaux ghanéens liant un acteur local aux opérations de la plateforme là-bas, bien que ces affirmations restent non vérifiées.
Impact sur le marché
Pour les investisseurs de détail déjà exclus de leurs comptes, les fermetures de sites offrent peu de répit immédiat. Le schéma d'avertissements multi-juridictionnels suggère une opération de fraude transfrontalière coordonnée plutôt qu'un échec de conformité sur un seul marché. Les investisseurs dans n'importe quelle juridiction ayant des fonds sur Yepbit devraient considérer la récupération comme incertaine et contacter immédiatement leur régulateur financier local.
Questions fréquemment posées
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Quelle action l'ASIC a-t-elle prise contre Yepbit ?
L'ASIC a utilisé sa capacité de fermeture de sites pour retirer plusieurs sites de Yepbit et a ajouté la plateforme à sa liste d'alerte pour investisseurs. Elle a maintenant émis au moins cinq alertes distinctes contre Yepbit depuis le 9 mars.
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Pourquoi Yepbit a-t-il dit aux investisseurs que l'ASIC avait gelé leurs fonds ?
Yepbit a affirmé que l'ASIC avait gelé les fonds des investisseurs pendant que la plateforme subissait des audits ou remplissait des exigences réglementaires. L'ASIC a entièrement nié cela, affirmant qu'elle n'avait pris aucune mesure pour bloquer le retour de fonds détenus par Yepbit.
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Yepbit est-il autorisé à opérer en Australie ?
Non. Yepbit ne détient pas de licence australienne de services financiers et n'est pas enregistré en tant que fournisseur de services d'actifs virtuels sur le registre VASP d'AUSTRAC, ce qui signifie qu'il opérait entièrement en dehors du cadre réglementaire australien.
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Quels autres régulateurs ont averti les investisseurs au sujet de Yepbit ?
La SEC des Philippines a émis une ordonnance de cessation et d'abstention contre Yepbit en février 2025, et la SEC du Ghana a averti les investisseurs en juillet, décrivant la plateforme comme un schéma d'investissement frauduleux présumé.
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Que doivent faire les investisseurs qui ont des fonds sur Yepbit maintenant ?
Les fermetures de sites de l'ASIC n'offrent aucun chemin immédiat pour la récupération des fonds. Les investisseurs dans n'importe quelle juridiction devraient considérer la récupération comme incertaine et contacter leur régulateur financier local dès que possible.