Des analystes d'Arkham ont identifié des portefeuilles liés au groupe Lazarus de Corée du Nord ayant vendu plus de 30 millions de dollars en Bitcoin via le marché de contrats perpétuels d'Hyperliquid sur une période de trois semaines se terminant le 31 août, selon une revue de CoinDesk. Les fonds ont été convertis en ETH et SOL avant d'être acheminés via Kraken, LBank et KuCoin. La découverte est tombée le jour même où Bloomberg rapportait que Hyperliquid Labs était en discussions avancées avec Payward pour utiliser Bitnomial, la plateforme de la maison-mère de Kraken, comme point d'entrée régulé aux États-Unis. Le calendrier a fourni au CME l'exemple concret d'évasion de sanctions que son alerte de mai avait signalé.
Why it matters
Le CME a déposé l'affaire Chicago Mercantile Exchange Inc. v. Selig en juin pour contester le cadre de la CFTC autorisant les marchés de contrats désignés à proposer des contrats perpétuels crypto, arguant que ces produits sont des swaps au sens du Commodity Exchange Act. Une transaction Lazarus de 30M$ ne change pas cette question statutaire. Elle offre en revanche au CME une histoire bien plus intuitive à raconter hors du prétoire : un acteur lié à un État sanctionné a déplacé des fonds à travers le marché pseudonyme et actif en continu qu'avait précisément signalé le CME à Washington trois mois plus tôt. ICE a adouci sa position depuis mai, son PDG Jeffrey Sprecher déclarant qu'ICE n'était "pas inquiet au sujet d'Hyperliquid" et présentant la plateforme comme un signal d'alarme plutôt qu'une menace. Le CME, au contraire, est toujours en contentieux actif et dispose désormais d'un exemple de sécurité nationale qui porte davantage dans les auditions au Congrès et le processus d'examen des produits de la CFTC qu'un argument technique sur les swaps.
Market impact
L'épisode Lazarus se lit comme une preuve au service de deux visions réglementaires opposées. Le scénario baissier le traite comme la démonstration que les marchés dérivés pseudonymisés sont trop dangereux à relier à la finance américaine : tout lien de règlement, de couverture ou de liquidité partagée avec Hyperliquid exposerait les positions américaines régulées au même risque de portefeuille qu'a exploité Lazarus. Le scénario haussier en fait un argument en faveur d'un accès onshore : Bitnomial pourrait fonctionner avec ses propres onboarding, compensation et surveillance sous sa pile DCM, DCO et FCM, laissant Lazarus surtout comme un problème de benchmark et de surveillance offshore. Le rapport de Bloomberg ne précise pas si les ordres Bitnomial toucheraient le carnet d'ordres existant d'Hyperliquid ni si les market makers de Payward se couvriraient directement sur Hyperliquid. Ce détail technique de plomberie, et non le montant en dollars du titre, détermine si Lazarus deviendra l'affaire qui a bloqué les débuts américains de la DeFi ou celle qui les a justifiés.
Questions fréquemment posées
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Combien de Bitcoin Lazarus a-t-il transféré via Hyperliquid ?
L'analyse d'Arkham, revue par CoinDesk, a identifié des portefeuilles liés au groupe Lazarus de Corée du Nord ayant vendu plus de 30 millions de dollars de BTC via le marché perpétuel d'Hyperliquid sur trois semaines jusqu'au 31 août. Les fonds ont été convertis en ETH et SOL avant d'être transférés via Kraken, LBank…
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Pourquoi la découverte sur Lazarus est-elle politiquement gênante pour la percée américaine d'Hyperliquid ?
Le rapport est tombé le 31 août, le jour même où Bloomberg a révélé les discussions avancées entre Hyperliquid Labs et Payward pour une entrée régulée aux États-Unis via Bitnomial. Le CME avait alerté Washington sur les marchés pseudonymes et actifs en permanence dès mai, et dispose désormais d'un exemple concret…
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De quoi parle réellement le procès du CME contre la CFTC ?
Le CME a déposé l'affaire Chicago Mercantile Exchange Inc. v. Selig en juin devant le tribunal fédéral de Washington, faisant valoir que la CFTC a autorisé à tort les marchés de contrats désignés à proposer des contrats perpétuels crypto comme contrats à terme. Le CME soutient que ces produits sont des swaps au sens…
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Comment Hyperliquid atteindrait concrètement les clients américains via Payward ?
Payward a bouclé le 1er mai son acquisition de Bitnomial, jusqu'à 550M$, lui donnant une pile designated contract market, derivatives clearing organization et futures commission merchant. Bloomberg a rapporté que les clients américains utiliseraient Bitnomial pour trader des contrats perpétuels liés à des tokens…
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Le CME pourrait-il réellement bloquer l'entrée américaine d'Hyperliquid ?
Le CME peut contester en justice les décisions de qualification, faire pression sur le Congrès, pousser à un contrôle renforcé des sanctions et contester les décisions d'agence s'il a qualité pour agir. Il ne peut pas opposer un veto direct à l'accord Payward-Hyperliquid ni ordonner à la CFTC de rejeter un produit.…