La SEC a proposé d’autoriser les bases de données électroniques, notamment les registres blockchain, à faire office de registre officiel de la propriété des titres. Le projet réformerait en profondeur les règles applicables aux agents de transfert, vieilles de cinq décennies, et pourrait faire d’une blockchain le registre de référence des détenteurs de titres tokenisés, plutôt qu’une copie d’un registre offchain. Une période de consultation publique de 60 jours s’achèvera début novembre.
Pourquoi c’est important
Les titres tokenisés s’appuient souvent sur deux registres : un registre onchain et un registre d’actionnaires reconnu juridiquement. Si elle était approuvée, la proposition permettrait aux émetteurs et aux agents de transfert de ne plus tenir de registres en double ni de les rapprocher après chaque transfert. Cela pourrait réduire les coûts opérationnels et l’incertitude juridique, tout en limitant le risque de données de propriété contradictoires en cas d’insolvabilité ou de faillite.
Le PDG de Fairmint, Joris Delanoue, a déclaré que la proposition reconnaissait la blockchain comme base de données de référence, et non comme une simple copie. Eli Cohen, de Centrifuge, a décrit ce changement comme le passage du dispositif actuel en deux étapes à un processus en une seule étape.
Impact sur le marché
Le projet ne rendrait pas les titres tokenisés accessibles sans autorisation. Une blockchain publique pourrait héberger le registre de propriété, tandis que les vérifications d’identité, les restrictions de transfert et les autres contrôles applicables aux titres resteraient intégrés à l’actif. Les agents de transfert continueraient de gérer les successions, les notifications légales, les adresses postales, les restrictions de détention et les corrections de registre.
La conformité opérationnelle reste ainsi au cœur du marché des RWA. Delanoue a déclaré que le traitement du courrier, qui prend aujourd’hui 3 à 5 jours, pourrait passer à 1 jour dans le cadre de la proposition, mais que les entreprises chargées de tenir le registre officiel devraient toujours assurer l’ensemble des fonctions d’un agent de transfert. L’enjeu pratique sera de savoir si les entreprises de tokenisation peuvent exploiter cette infrastructure de manière fiable.
Questions fréquemment posées
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Quel problème la proposition de la SEC cherche-t-elle à résoudre pour les titres tokenisés ?
Les titres tokenisés utilisent souvent un registre onchain en parallèle d’un registre d’actionnaires reconnu juridiquement. La proposition pourrait faire de la blockchain le registre de référence et supprimer la nécessité de rapprocher des registres en double.
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Les titres tokenisés deviendraient-ils accessibles sans autorisation si le plan est adopté ?
Non. Les vérifications d’identité, les restrictions de transfert et les autres contrôles applicables aux titres resteraient en place, même si une blockchain publique hébergeait le registre de propriété.
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Quelles obligations les agents de transfert conserveraient-ils dans le cadre de la proposition ?
Ils continueraient de gérer les successions, les notifications légales, les adresses postales, les restrictions de détention et les corrections de registre, tout en assurant l’ensemble des fonctions d’un agent de transfert.
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Comment la proposition pourrait-elle modifier les délais de traitement des agents de transfert ?
Delanoue a déclaré que le traitement du courrier, qui prend aujourd’hui 3 à 5 jours, pourrait passer à 1 jour dans le cadre de la proposition.
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Quand la période de consultation publique de la SEC s’achève-t-elle ?
La proposition prévoit une période de consultation publique de 60 jours, qui s’achève début novembre.