Le président Donald Trump a déclaré qu'il était « d'une importance cruciale » que la CFTC conserve son « autorité exclusive » sur les marchés prédictifs, reprenant les termes du président Michael Selig dans un message publié sur Truth Social mardi. Cette prise de position arrive au moment où l'agence — qui fonctionne actuellement avec Selig comme seul commissaire — poursuit des procès et dépose des mémoires d'amicus contre des États comme New York, l'Illinois et le Minnesota, où des gouverneurs et des procureurs généraux ont cherché à interdire ou restreindre les contrats événementiels liés au sport au motif qu'ils constitueraient des jeux d'argent non autorisés.
Why it matters
La bataille juridique est désormais une guerre de territoire pour déterminer si les contrats des marchés prédictifs relèvent d'instruments financiers sous la supervision de la CFTC ou de produits de jeu relevant des régulateurs étatiques. Des affaires ont déjà atteint le niveau fédéral d'appel, et la position de la CFTC — selon laquelle tout contrat négocié sur un marché à terme désigné (DCM) réglementé tombe sous sa compétence — constitue l'enjeu constitutionnel du débat. L'intervention de Trump est le signal le plus clair à ce jour de la Maison-Blanche : l'argument de la préemption fédérale emporte le poids de l'exécutif. Son message désigne aussi l'opposition politique : l'ancien gouverneur du New Jersey Chris Christie, la procureure générale de New York Letitia James, le gouverneur de l'Illinois JB Pritzker et le gouverneur du Minnesota Tim Walz, qui ont tous pris des mesures publiques contre les plateformes ces dernières semaines.
Market impact
L'autorité de compétence de la CFTC est existentielle pour les plus grandes places agréées aux États-Unis, Kalshi et Polymarket étant les plus exposées aux mesures de répression au niveau des États. Trump Jr. est conseiller auprès des deux, et Gemini — soutenu par les soutiens de Trump que sont Cameron et Tyler Winklevoss — a auto-certifié des contrats de type pari combiné la semaine dernière, ce qui souligne à quel point la posture de la Maison-Blanche se répercute directement sur la feuille de route produit à court terme du secteur. La lecture internationale n'est pas plus tendre : l'Indonésie, l'Espagne et l'Inde ont toutes cherché à bloquer les plateformes au cours de la semaine passée, tandis qu'une enquête d'une commission de la Chambre est désormais ouverte.