Le capital-risqueur Jason Calacanis a publié une oraison funèbre cinglante sur le bitcoin vendredi, alors que l'actif retrouvait le niveau des 80 000 $, écrivant que « le chat mort continue de rebondir » et comparant le bitcoin à « le CD à l'ère de Spotify, le DVD à l'ère de Netflix ». Michael Saylor, l'avocat corporatif le plus en vue de l'actif, a répondu directement : « Vous avez vu Bitcoin grandir depuis 2011. C'est désormais un succès de 1 600 milliards de dollars et l'actif numérique le plus précieux au monde. »
Calacanis a soutenu que le bitcoin n'est ni pratique pour les transactions ni adapté aux smart contracts, qu'il offre une expérience utilisateur intimidante et qu'il ne capte plus l'imagination du public. « Les gens s'attendent à ce que le bitcoin soit stable et il n'est plus un moyen de s'enrichir rapidement », a-t-il écrit. « C'est ennuyeux. » Il a ajouté que ses défenseurs étaient passés « de pirates à des costards-cravates orange », et que si le bitcoin devait trouver un cas d'usage grand public, « ce serait déjà fait ».
Pourquoi c'est important
Cet échange illustre parfaitement les deux récits concurrents autour du bitcoin à ce stade de son cycle de vie. L'argument de Calacanis repose sur l'utilité : dix-sept ans après, aucune percée dans les paiements ou les smart contracts, et un moment culturel qui est passé à autre chose. La réplique de Saylor reformule toute la question, soutenant que « le capital numérique est l'application vedette » et que « préserver la richesse à travers les générations est une ambition plus grande que de divertir un dîner ».
Les deux camps décrivent le même actif : lent, stable, détenu institutionnellement, et n'étant plus un pari d'enrichissement rapide. Cette maturité est-elle un échec ou le produit lui-même ? C'est là la véritable ligne de faille.
Impact sur le marché
La rhorétique a émergé au moment où le bitcoin reprenait les 80 000 $, un niveau que Calacanis balaye comme un simple rebond plutôt qu'une dynamique renouvelée. Saylor a conclu avec « La cravate orange reste », signalant aucun changement dans la thèse du trésor institutionnel. À surveiller : si l'accumulation corporate continue d'absorber l'offre, ce qui affaiblirait la thèse de la stagnation, ou si l'actif stagne et offre aux critiques leurs preuves.
Questions fréquemment posées
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Qu'a dit Jason Calacanis sur le bitcoin ?
Il a qualifié le bitcoin de relique en déclin alors que le BTC revenait à 80 000 $, écrivant « le chat mort continue de rebondir » et le comparant à « le CD à l'ère de Spotify, le DVD à l'ère de Netflix ».
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Comment Michael Saylor a-t-il répondu à la critique du bitcoin ?
Saylor a mis en avant la valorisation de 1 600 milliards de dollars du bitcoin, le qualifiant d'« actif numérique le plus précieux au monde », et a soutenu que « le capital numérique est l'application vedette » avec la préservation de la richesse générationnelle comme raison d'être.
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Pourquoi Calacanis pense-t-il que le bitcoin stagne ?
Il a soutenu que le bitcoin n'est ni performant pour les transactions ni pour les smart contracts, qu'il offre une expérience utilisateur intimidante et ne capte plus l'imagination du public. Si l'adoption massive devait arriver, écrit-il, « ce serait déjà fait ».
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Que signifie « La cravate orange reste » pour Saylor ?
C'est une réplique directe à la pique de Calacanis selon laquelle les défenseurs du bitcoin sont passés « de pirates à des costards-cravates orange », signalant que la thèse du capital numérique institutionnel de Saylor reste inchangée.
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Pourquoi le niveau de prix de 80 000 $ est-il pertinent dans ce débat ?
Calacanis a publié sa critique alors que le bitcoin revenait à 80 000 $ vendredi, présentant la reprise comme un « rebond de chat mort » plutôt que comme la preuve d'une dynamique renouvelée.