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Clarity Act : revers au vote de clôture du Sénat

Le secteur a interprété ce vote comme un revers de dynamique, pas de cadre réglementaire. La SEC et la CFTC avancent sur des rails parallèles. Ce qui échoue, c'est la durabilité législative que les banques attendaient.

Clarity Act : revers au vote de clôture du Sénat
Clarity Act : revers au vote de clôture du Sénat
Clarity Act : revers au vote de clôture du Sénat
Clarity Act : revers au vote de clôture du Sénat

Le Sénat américain n'est pas parvenu mardi à faire avancer le Clarity Act, le texte n'ayant pas atteint le seuil de clôture de 60 voix, soit le revers le plus concret à ce jour pour la volonté du secteur d'inscrire la structure de marché des actifs numériques dans la loi. La réaction des dirigeants du secteur crypto est restée mesurée, loin de la panique.

Pourquoi c'est important

Le vote coûte de la dynamique, mais ne remet pas en cause les avancées réglementaires déjà en cours à la SEC et à la CFTC. Le président de la CFTC, Selig, a demandé à ses équipes de préparer un régime de structure de marché en s'appuyant sur les prérogatives existantes du Commodity Exchange Act, et la SEC a soumis Regulation Crypto Assets à consultation publique en août. Les règles des agences, toutefois, peuvent être réécrites par le prochain président de commission sans vote du Sénat. Abroger une loi exige un nouveau texte du Congrès, une barre que peu de présidents parviennent à franchir. Le même fossé engloutit ce que le projet aurait verrouillé : une protection explicite au titre de la Section 1960 pour les développeurs qui ne touchent jamais aux fonds des clients. Sans texte législatif, cette protection reste aussi facile à remettre en cause que tout ce que les agences rédigent seules.

Impact sur le marché

Les marchés de prédiction avaient intégré l'échec dans leurs cours, si bien que la vente immédiate est restée limitée. Le coût à venir est plus net : les entreprises qui établissent leurs budgets 2027 font désormais face à un nouveau retard prolongé, ce qui les ramène à des appréciations au cas par cas pendant que les contreparties continuent d'intégrer l'incertitude réglementaire dans leurs prix. Les capitaux qui attendaient en embuscade une législation claire pourraient tout simplement aller ailleurs. Les dispositions sur le rendement des stablecoins, contre lesquelles les principaux groupes bancaires ont fait pression jusqu'au vote, ne disparaissent pas avec la clôture. L'Europe fonctionne sous MiCA depuis décembre 2024 ; les États-Unis restent bloqués sur le pouvoir discrétionnaire des agences et un patchwork de régimes étatiques. La Chambre a annulé ses semaines du 21 et du 28 septembre, et la période de travail dans les États du Sénat commence le 5 octobre, avant l'élection du 3 novembre. Le prochain Congrès est désormais l'horizon réaliste.

Questions fréquemment posées

  1. Pourquoi le Clarity Act a-t-il échoué au Sénat ?

    Il n'a pas atteint le seuil de clôture de 60 voix nécessaire pour faire avancer le texte vers son adoption finale mardi.

  2. Qu'aurait fait le Clarity Act ?

    Il aurait inscrit dans la loi les règles de structure de marché des actifs numériques, avec une protection explicite au titre de la Section 1960 pour les développeurs qui ne touchent jamais aux fonds des clients.

  3. Les banques et gestionnaires d'actifs continueront-ils à construire sans ce texte ?

    Les dirigeants du secteur affirment que l'adoption se poursuivra sous l'égide des règles de la SEC et de la CFTC, mais la durabilité législative était ce qu'attendaient les banques hésitantes.

  4. Quand aura lieu la prochaine occasion pour une législation sur la structure de marché crypto ?

    La Chambre a annulé ses semaines de septembre et la période de travail dans les États du Sénat commence le 5 octobre avant l'élection du 3 novembre, ce qui repousse un calendrier réaliste au prochain Congrès.

  5. En quoi l'approche réglementaire américaine se distingue-t-elle de celle de l'Europe ?

    L'Europe fonctionne sous MiCA depuis décembre 2024, tandis que les États-Unis restent dépendants du pouvoir discrétionnaire des agences, de règles proposées et d'un patchwork de régimes étatiques.

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