Marc van der Chijs, cofondateur de Hut 8 qui a transféré une grande partie de ses investissements en bitcoin vers l’IA, estime que la concurrence entre entreprises et nations a poussé l’intelligence artificielle au-delà du contrôle humain. Il avertit que le développement rapide de l’IA pourrait révéler des vulnérabilités dans les banques et les infrastructures critiques, tout en prédisant que l’IA et la robotique pourraient à terme accomplir 90 % à 95 % des tâches actuellement réalisées par des humains.
Van der Chijs a déclaré être devenu plus préoccupé par la trajectoire de l’IA et estime que les humains doivent reprendre le contrôle avant que son développement ne s’accélère davantage. Son avertissement fait écho aux inquiétudes de Dario Amodei, PDG d’Anthropic, qui a appelé les dirigeants du secteur technologique à ralentir le développement de l’IA de pointe à mesure que les modèles s’améliorent eux-mêmes.
Pourquoi c’est important
Le risque ne se limite pas à de futures perturbations hypothétiques. Van der Chijs estime que l’IA pourrait révéler les faiblesses des anciens logiciels bancaires et saper la confiance dans les institutions financières interconnectées. Il considère également que les plateformes d’échange crypto et les autres entreprises liées au bitcoin sont plus vulnérables aux chocs opérationnels que le réseau Bitcoin sous-jacent.
La même technologie pourrait générer d’importants gains économiques. Van der Chijs s’attend à ce que l’IA et la robotique réduisent le coût des biens et des services tout en remplaçant la plupart des emplois actuels. Cette évolution obligerait les gouvernements à envisager de nouvelles sources de revenus, notamment des taxes sur les robots ou l’utilisation de l’IA, même si des modèles déployés localement pourraient compliquer leur collecte.
Impact sur les marchés
Les conséquences pour les investissements sont déjà visibles dans le portefeuille de Van der Chijs. Il a vendu une grande partie de ses bitcoins pour investir dans l’IA, privilégie les centres de données dédiés à l’IA plutôt que le minage de bitcoin, et affirme que les capitaux dirigés vers l’IA ont contribué à maintenir le bitcoin sous les niveaux de 200 000 à 250 000 dollars qu’il avait anticipés. Il réinvestit désormais une partie de ses profits liés à l’IA dans la crypto, principalement via des fonds négociés en Bourse.
Bien qu’il privilégie les infrastructures de l’IA, il considère toujours le bitcoin comme l’unique actif qu’il conserverait toute sa vie. Cette position illustre le débat plus large du marché. L’IA offre un potentiel de croissance transformateur, tandis que Bitcoin reste sa couverture à long terme contre l’évolution du système financier.
Questions fréquemment posées
-
Quels risques Marc van der Chijs identifie-t-il avec le développement rapide de l’IA ?
Il avertit que l’IA pourrait dépasser le contrôle humain, révéler les faiblesses des anciens logiciels bancaires et perturber les infrastructures critiques.
-
Quelle proportion des emplois van der Chijs pense-t-il que l’IA et la robotique pourraient accomplir ?
Il prédit que l’IA et la robotique pourraient à terme accomplir 90 % à 95 % des tâches actuelles tout en réduisant le coût des biens et des services.
-
Pourquoi van der Chijs pense-t-il que les banques sont vulnérables à l’IA ?
Il estime que l’IA pourrait révéler les vulnérabilités des anciens logiciels bancaires et saper la confiance dans les institutions financières interconnectées.
-
Comment van der Chijs a-t-il modifié la répartition de ses investissements ?
Il a vendu une grande partie de ses bitcoins pour investir dans l’IA, privilégie les centres de données IA au minage de bitcoin et réinvestit désormais une partie de ses profits liés à l’IA dans des ETF crypto.
-
Van der Chijs soutient-il toujours le bitcoin malgré ses inquiétudes concernant l’IA ?
Oui. Bien qu’il privilégie les infrastructures de l’IA comme opportunité commerciale, il considère toujours le bitcoin comme le meilleur actif unique à conserver toute sa vie.