Chainalysis a constaté un revenu moyen on-chain de 3,2 millions de dollars par opération d’escroquerie présentant des liens observés avec des fournisseurs d’IA, contre 719 000 dollars pour les opérations sans ces liens. Le FBI a recensé 22 364 plaintes contenant des informations liées à l’IA et environ 893,3 millions de dollars de pertes ajustées dans son bilan 2025 de l’Internet Crime Complaint Center. L’IA rend moins coûteuse la mise en œuvre du volet de persuasion de la fraude, tandis que les cryptomonnaies peuvent transformer une escroquerie fondée sur la confiance en un transfert effectué en quelques secondes.
Pourquoi c’est important
Les arnaques sentimentales, les faux conseillers en investissement et les fraudes par usurpation d’identité nécessitaient traditionnellement de maintenir des conversations, des identités et des détails crédibles. L’IA peut aider un seul opérateur à gérer davantage de cibles dans un plus grand nombre de langues, tout en générant des documents, des images, des voix et des identités convaincants. Elle n’a pas besoin de comprendre l’empathie pour l’imiter suffisamment bien et maintenir une victime engagée.
Ces données ne prouvent pas qu’un abonnement à l’IA quadruple automatiquement les revenus criminels. Les opérations de plus grande envergure sont peut-être davantage susceptibles d’utiliser des outils sophistiqués, et les données de la blockchain ne peuvent pas rendre compte de chaque usage de l’IA. Elles montrent toutefois pourquoi l’automatisation est attrayante : les criminels peuvent tenter davantage de fraudes sans mettre en place une opération humaine beaucoup plus vaste.
Impact sur le marché
La menace ne se limite pas aux messages en ligne. Anthropic a décrit une campagne d’extorsion visant au moins 17 organisations, dans laquelle Claude Code a contribué aux tâches techniques, à l’analyse d’informations et à la préparation de demandes qui dépassaient parfois 500 000 dollars. Les comptes ont été bannis et les informations transmises aux autorités.
Pour les utilisateurs de cryptomonnaies et les institutions financières, les voix familières, les appels vidéo soignés et les longues conversations constituent des preuves de plus en plus faibles de l’identité d’une personne. Les efforts de défense doivent donc se concentrer davantage sur la couche des paiements, notamment les comptes, les plateformes d’échange, les banques, les services de paiement et les réseaux de comptes mules qui déplacent les fonds issus de la fraude. L’évaluation 2026 d’Interpol a mis en avant les efforts internationaux visant à bloquer les paiements après la détection d’une fraude, tandis que les centres d’escroquerie et les opérations de travail forcé continuent d’opérer parallèlement aux services utilisant l’IA.
Questions fréquemment posées
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Quel revenu supplémentaire les opérations d’escroquerie liées à l’IA ont-elles généré ?
Chainalysis a constaté un revenu moyen on-chain de 3,2 millions de dollars pour les opérations présentant des liens observés avec des fournisseurs d’IA, contre 719 000 dollars pour les autres.
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Qu’a indiqué le FBI au sujet des pertes liées à la fraude utilisant l’IA ?
Le FBI a recensé 22 364 plaintes contenant des informations liées à l’IA et environ 893,3 millions de dollars de pertes ajustées dans son bilan 2025 de l’Internet Crime Complaint Center.
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Pourquoi l’IA facilite-t-elle le passage à l’échelle des fraudes fondées sur la confiance ?
L’IA peut aider un seul opérateur à gérer davantage de fausses identités et de conversations dans plusieurs langues, tout en générant des documents, des images, des voix et des identités convaincants.
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Comment la fraude assistée par l’IA affecte-t-elle les utilisateurs de cryptomonnaies ?
Les cryptomonnaies peuvent réduire l’intervalle entre la persuasion et le paiement, car une victime peut transférer des fonds quelques secondes après qu’un escroc a établi un climat de confiance.
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Sur quoi les défenses doivent-elles se concentrer face à l’essor de la fraude utilisant l’IA ?
Les défenses doivent se rapprocher de la couche des paiements, notamment des comptes, des plateformes d’échange, des banques, des services de paiement et des réseaux de comptes mules qui déplacent les fonds issus de la fraude.