La London Stock Exchange évalue une structure permettant de transférer les actions des entreprises vers des réseaux blockchain tout en préservant les droits des actionnaires. Son annonce du 1er septembre avec Payward reste en cours d'évaluation et nécessite une approbation réglementaire. Par ailleurs, le LSEG prévoit de proposer des xStocks sur sa plateforme LSE 24 en 2027, sous réserve d'approbation.
La distinction est essentielle. Les clients des courtiers classiques sont des propriétaires effectifs dont les instructions de vote, les dividendes et les autres droits transitent par les courtiers, les nominees et d'autres intermédiaires. Une action tokenisée parrainée par une entreprise pourrait préserver ce lien juridique si les registres d'actions et les transferts de tokens sont intégrés, mais la structure proposée par le LSEG n'est pas encore un produit approuvé.
Pourquoi c'est important
Les xStocks représentent un dispositif différent. La documentation de Kraken indique que les tokens sont adossés à des actions sous-jacentes, mais les détenteurs ne reçoivent pas les droits de vote attachés aux actions sous-jacentes et ne peuvent pas transférer les tokens vers des comptes de courtage ordinaires comme s'il s'agissait d'actions. Les dividendes se reflètent par des avoirs ajustés plutôt que par un paiement en espèces distinct.
Cela crée deux investissements à surveiller : l'action sous-jacente et le token qui y est exposé. La couverture peut améliorer le suivi des cours, mais elle ne transfère pas automatiquement les droits de vote, la propriété directe ni l'ensemble des prérogatives attachées aux actions. Les dispositifs de garde, de garantie et d'insolvabilité de l'émetteur de tokens deviennent déterminants en cas de défaillance.
La tokenisation peut néanmoins élargir l'accès, faciliter des achats de moindre montant et simplifier certaines étapes du règlement-livraison. L'argument est le plus solide lorsqu'elle réduit le coût total de la détention d'une propriété exécutoire. Il s'affaiblit lorsque l'infrastructure blockchain n'apporte principalement que des transactions le week-end, de l'effet de levier et un espace spéculatif supplémentaire autour d'un actif dont les droits juridiques restent détenus ailleurs.
Impact sur le marché
Les émetteurs qui achètent des actions pour adosser de nouveaux tokens peuvent soutenir la demande sur le marché sous-jacent, mais cet effet n'est pas garanti. Les investisseurs peuvent simplement transférer une exposition existante vers un token, tandis que les rachats pourraient inverser le flux. Les horaires étendus peuvent aussi produire une liquidité plus faible et des écarts plus importants par rapport au dernier cours coté de l'action sous-jacente lorsque les bourses traditionnelles sont fermées.
Une meilleure transférabilité peut faciliter l'utilisation des expositions tokenisées en garantie. Cela peut améliorer l'efficacité du capital, mais aussi amplifier les pertes et les ventes forcées lorsque la valeur des garanties baisse.
Questions fréquemment posées
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Comment le LSEG pourrait-il transférer des actions d'entreprises sur une blockchain ?
Le transfert blockchain pourrait déplacer les actions elles-mêmes si une structure parrainée par l'entreprise intègre les transferts de tokens aux registres juridiques de propriété. Cette structure reste en cours d'évaluation et nécessite une approbation réglementaire.
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Quels droits les détenteurs de xStocks reçoivent-ils selon les conditions publiées ?
Les détenteurs de xStocks reçoivent une exposition adossée à des actions sous-jacentes, mais pas les droits de vote attachés à ces actions. Les dividendes se reflètent par des avoirs ajustés plutôt que par un paiement en espèces distinct.
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La tokenisation garantit-elle un trading boursier moins coûteux ?
Non. Le règlement blockchain peut réduire certains coûts, mais les spreads, frais de conversion et autres commissions peuvent subsister. Le trading sur des plateformes supplémentaires ne garantit pas non plus une liquidité suffisante ni des cours plus serrés.
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Pourquoi le trading d'actions tokenisées peut-il comporter des risques de marché supplémentaires ?
Les tokens peuvent s'échanger lorsque la bourse sous-jacente est fermée, avec potentiellement une liquidité plus faible et une découverte des prix moins efficace. Une utilisation plus facile en garantie peut aussi accroître l'emprunt, l'effet de levier et les ventes forcées en cas de baisse.
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Le Conseil de stabilité financière a-t-il identifié un risque systémique actuel ?
Son évaluation de 2024 a conclu que la tokenisation était encore trop limitée pour présenter un risque systémique matériel. Il a averti qu'une adoption plus large et des dispositifs plus interconnectés pourraient transmettre les pertes plus rapidement.