Seize entreprises se sont opposées à la négociation de versions tokenisées de leurs actions sur la future plateforme d’OKX-ICE. Andrew Cuomo, coprésident de la coentreprise, a toutefois qualifié ces réticences de « réaction naturelle ». Selon lui, les entreprises devraient attendre de voir comment évolue cette nouvelle structure de marché. L’exemption pour l’innovation de la SEC, valable cinq ans, permet aux plateformes admissibles d’expérimenter la négociation de titres tokenisés, avec des limites sur les actions participantes et les volumes échangés.
Pourquoi c’est important
Ces objections montrent que les marchés d’actions tokenisées dépendent non seulement de la technologie de négociation, mais aussi du consentement des émetteurs et de règles claires sur la valorisation, la conservation, la protection des investisseurs et les droits des actionnaires. Le cadre permet aux entreprises de choisir de participer ou non, tandis que le délai d’objection de 30 jours leur donne la possibilité de faire valoir ce choix.
Carlos Domingo, PDG de Securitize, a déclaré que les questions des émetteurs étaient légitimes et a évoqué la tokenisation à l’initiative des émetteurs comme autre voie de participation. Securitize a annoncé une offre de 12 actions tokenisées destinée aux investisseurs américains, avec l’intention de les rendre accessibles sur OKX-ICE. Les objections à la future plateforme ne signifient pas, à elles seules, que cette offre distincte est rejetée.
Impact sur le marché
Microsoft, Alphabet et Goldman Sachs figurent parmi les entreprises ayant formulé des objections. Cuomo a décrit l’exemption comme un bac à sable limité, tandis que Dave Hendrick, PDG de Vertalo, a déclaré que les infrastructures permettant de synchroniser les transactions sur les marchés traditionnels avec celles des plateformes de titres tokenisés n’étaient pas encore en place. Selon lui, les objections pourraient laisser place à l’acceptation une fois ces systèmes développés.
À court terme, les actions tokenisées devront montrer que les plateformes peuvent répondre aux préoccupations des émetteurs et se connecter aux infrastructures de marché existantes. Le cadre fondé sur le volontariat laisse la porte ouverte à une participation plus large, mais les objections rappellent que l’adoption ne dépendra pas seulement de la possibilité de négocier des actions sur la blockchain.
Questions fréquemment posées
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Combien d’entreprises se sont opposées à la négociation d’actions tokenisées sur OKX-ICE ?
Seize entreprises se sont opposées à la négociation de versions tokenisées de leurs actions sur la future plateforme.
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Qu’est-ce que l’exemption pour l’innovation de la SEC permet aux plateformes d’expérimenter ?
Elle permet aux plateformes admissibles d’expérimenter la négociation de titres tokenisés, avec des limites sur le nombre d’actions participantes et les volumes échangés.
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Pourquoi les émetteurs s’interrogent-ils sur les marchés d’actions tokenisées ?
Ils souhaitent des règles claires sur la valorisation, la conservation, la protection des investisseurs et les droits des actionnaires à mesure que ces nouveaux marchés se développent.
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Les objections à OKX-ICE impliquent-elles aussi un rejet de l’offre d’actions tokenisées de Securitize ?
Non. Les objections à la plateforme OKX-ICE ne signifient pas, à elles seules, que l’offre distincte de Securitize est rejetée.
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Quel manque d’infrastructure le PDG de Vertalo a-t-il relevé ?
Dave Hendrick a déclaré qu’il n’existait pas encore de système permettant de synchroniser les transactions sur les marchés traditionnels avec celles des plateformes de titres tokenisés.