La banque centrale de Tanzanie prépare un cadre réglementaire pour les cryptomonnaies et les stablecoins, une initiative qui ferait entrer l’une des grandes économies d’Afrique de l’Est dans un règlement formel pour les actifs numériques, alors que l’essentiel de l’activité évolue actuellement dans des zones grises.
Pourquoi c’est important
L’annonce de la Bank of Tanzania marque un changement de politique par rapport à la prudence qui définissait sa position antérieure, lorsque la banque déconseillait publiquement aux citoyens d’utiliser les cryptos. En rejoignant la poignée de juridictions africaines qui élaborent des cadres complets, notamment l’Afrique du Sud, le Nigeria et Maurice, la Tanzanie signale que les flux transfrontaliers de stablecoins, en particulier les transferts de fonds, sont désormais un enjeu de politique publique que les banques centrales africaines veulent gérer directement plutôt que contourner.
Impact sur le marché
Un cadre formel ouvre généralement la voie à des points d’entrée agréés et à un règlement facilité par les banques, ce qui peut faire sortir les volumes des marchés gris peer-to-peer pour les diriger vers des plateformes régulées. Il faudra observer si le cadre distingue les stablecoins adossés à des monnaies étrangères de toute éventuelle monnaie numérique émise par la banque centrale, car cette séparation déterminera quels émetteurs jugeront la Tanzanie commercialement viable.
Questions fréquemment posées
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Pourquoi la banque centrale de Tanzanie veut-elle réguler les cryptos maintenant ?
La Bank of Tanzania déconseillait auparavant l’usage des cryptos, mais les flux transfrontaliers de stablecoins, en particulier les transferts de fonds, sont devenus un enjeu de politique publique que les banques centrales africaines veulent de plus en plus gérer directement plutôt que contourner.
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Quels autres pays africains disposent de cadres réglementaires pour les cryptos ?
L’Afrique du Sud, le Nigeria et Maurice figurent parmi les juridictions africaines qui élaborent déjà ou appliquent des règlements complets sur les actifs numériques, que la Tanzanie rejoindrait.
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Comment un cadre réglementaire pourrait-il changer l’activité crypto en Tanzanie ?
Un cadre formel débloque généralement des points d’entrée agréés et un règlement facilité par les banques, en faisant passer des volumes des marchés gris peer-to-peer vers des plateformes régulées.
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Le cadre traitera-t-il les stablecoins différemment des autres cryptos ?
L’annonce présente les cryptos et les stablecoins ensemble, mais la question pratique est de savoir si les stablecoins adossés à des monnaies étrangères seront traités différemment d’une éventuelle monnaie numérique de banque centrale.
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Que les investisseurs doivent-ils surveiller ensuite du côté de la Bank of Tanzania ?
Il faudra suivre la distinction que fera le cadre entre les stablecoins adossés à des monnaies étrangères et toute monnaie numérique émise par la banque centrale, car cette séparation déterminera quels émetteurs jugeront la Tanzanie commercialement viable.