Les 1,4 milliard de dollars de fortune liée aux cryptos déclarés par le président Donald Trump sont devenus le principal obstacle dans les négociations sur le Digital Asset Market Clarity Act. Les démocrates du Sénat exigent que la clause éthique du texte interdise aux présidents, aux membres du Congrès et à leurs conjoints de détenir, parrainer ou tirer profit d’actifs numériques. Un nouveau projet est attendu dans les prochains jours, mais la section éthique reste en suspens alors que le Sénat entre dans ses dernières semaines de travail avant la pause estivale.
La sénatrice Kirsten Gillibrand, l’une des démocrates à la table des discussions, a déclaré que la plus importante source de revenus de Trump en 2025, soit 636 millions de dollars, venait de l’émission du memecoin $TRUMP. Elle estime qu’aucun président ne devrait être autorisé à émettre ou soutenir un token. Le sénateur Chris Murphy doit réunir mardi des défenseurs de l’éthique et de la lutte anticorruption lors d’une conférence de presse avec les sénateurs Chris Van Hollen et Jeff Merkley, où ils présenteront le texte comme incapable de "rein in President Donald Trump's corrupt crypto schemes." Les discussions bipartites avaient envisagé de retarder l’application des règles éthiques, mais des personnes informées des échanges disent que cette piste s’est heurtée à un mur.
Pourquoi c’est important
Clarity a besoin de 60 voix au Sénat pour avancer, ce qui donne de fait aux démocrates un droit de veto sur tout texte final. Gillibrand a clairement indiqué que le projet ne pouvait pas être adopté sans traiter la question du conflit d’intérêts, tandis que le chef de la majorité au Sénat, John Thune, a signalé vouloir un vote ce mois-ci, même si le texte reste imparfait. La position de Trump a changé en moins d’une semaine : il refusait de signer un projet bipartisan sur l’accessibilité au logement tant que le Congrès n’avançait pas sur sa priorité liée à l’identification des électeurs, puis il a soutenu Clarity lundi après la mort du sénateur Lindsey Graham, appelant à son adoption "in his honor."
Impact sur le marché
L’industrie crypto fait pression depuis un an en faveur de Clarity, présenté comme la suite structurelle du projet de loi sur les stablecoins adopté l’an dernier. Patrick Witt, conseiller crypto de la Maison Blanche, a qualifié cette semaine de "critical week" à l’occasion du premier anniversaire de cette précédente législation. Une section éthique affaiblie permettrait probablement au texte d’avancer, mais susciterait une vive opposition démocrate en séance. Une disposition stricte risquerait de pousser Trump à retirer son soutien et de faire échouer le projet.
Questions fréquemment posées
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Qu’est-ce que le Digital Asset Market Clarity Act ?
Il s’agit du projet de loi américain très attendu sur la structure du marché crypto. Il fixerait des règles pour le trading d’actifs numériques, la supervision et les acteurs du marché, dans la continuité structurelle de la loi sur les stablecoins de l’an dernier.
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Pourquoi les démocrates exigent-ils une clause éthique dans le texte ?
Les démocrates veulent que Clarity interdise aux présidents, aux membres du Congrès et à leurs conjoints de détenir, parrainer ou tirer profit d’actifs numériques. Ils citent les 1,4 Md$ de fortune liée aux cryptos déclarés par Trump et les 636 M$ issus du memecoin $TRUMP en 2025.
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Le Clarity Act peut-il être adopté sans la clause éthique ?
L’adoption au Sénat exige 60 voix, ce qui donne de fait aux démocrates un droit de veto. La sénatrice Gillibrand a déclaré que le texte ne pouvait pas passer tant que la question du conflit d’intérêts n’était pas traitée.
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Quelle est la position actuelle de Trump sur le Clarity Act ?
Trump a soutenu le texte lundi, demandant son adoption "in his honor" en hommage au défunt sénateur Lindsey Graham. Cette position inverse son récent refus de signer d’autres textes tant que le Congrès n’avançait pas sur sa priorité liée à l’identification des électeurs.
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Quand le prochain projet de Clarity Act est-il attendu ?
Un nouveau projet est attendu dans les prochains jours, même si des personnes informées des discussions disent que la section éthique ne devrait pas être entièrement réglée. Le Sénat ne dispose plus que de quelques semaines de travail avant sa pause estivale.