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CLARITY Act interdit aux élus de lancer des cryptos

Le texte révisé maintient le projet de loi en vie après une impasse éthique clé, mais il lui faut encore des voix démocrates avant la pause d’août, alors que la rédaction finale sur les pouvoirs d’exécution du DOJ reste à trancher.

La mise à jour du 22 juillet du Sénat sur le CLARITY Act interdit aux présidents, vice-présidents, membres du Congrès, juges fédéraux et leurs conjoints d’émettre ou de parrainer des actifs numériques contre rémunération pendant leur mandat, et les oblige à vendre, placer en trust aveugle ou liquider leurs avoirs crypto existants au-delà d’un seuil de déclaration de 1 000 $. Le texte associe ces garde-fous éthiques à la préservation des protections pour les développeurs, à de nouveaux outils pour les forces de l’ordre contre la criminalité crypto, et au compromis Tillis-Alsobrooks sur les récompenses des stablecoins, qui maintient les incitations fondées sur l’activité tout en interdisant les intérêts sur les dépôts simples.

Pourquoi c'est important

Le volet éthique est le levier qui a enfin débloqué une avancée bipartisane : les démocrates du Sénat, menés par Elizabeth Warren, avaient bloqué le texte en raison de craintes de conflit d’intérêts liées aux projets crypto du président Trump, et la Maison Blanche a signalé cette semaine qu’elle accepterait la formulation révisée. L’application relèverait principalement du département de la Justice au titre d’une nouvelle autorité civile, mais les démocrates veulent y associer les procureurs généraux des États, ce qui laisse la rédaction finale ouverte. Les républicains ont encore besoin de 60 voix pour franchir les obstacles procéduraux, et avec la période de travail d’août qui commence le 10 août, les négociateurs ont moins de trois semaines pour conclure un accord en séance avant que le texte ne glisse vers le calendrier d’automne.

Impact sur le marché

Grayscale a présenté le texte comme un déclencheur de la prochaine vague d’adoption, et l’avant-projet préserve le cadre qui permet aux développeurs de logiciels et aux fournisseurs d’infrastructure d’opérer sans être classés comme transmetteurs de fonds, un soulagement pour les bâtisseurs DeFi. Les émetteurs de stablecoins obtiennent des obligations explicites de respecter les ordres de gel et de saisie, tandis que les plateformes s’exposent à une responsabilité si elles listent des jetons émis en violation des règles éthiques. Les actifs des clients chez des dépositaires en faillite restent la propriété des clients, ce qui codifie la distinction, après Celsius et après FTX, entre le bilan de la plateforme et celui des clients. La variable restante est de savoir si la Chambre acceptera, en commission mixte, le texte du Sénat largement révisé ou renverra CLARITY pour un nouveau tour.

Questions fréquemment posées

  1. Que fait la mise à jour du CLARITY Act sur l’éthique fédérale ?

    Elle interdit aux présidents, vice-présidents, membres du Congrès, juges fédéraux et leurs conjoints d’émettre ou de parrainer des actifs numériques contre rémunération pendant leur mandat et impose aux responsables concernés de vendre, placer en trust aveugle ou liquider leurs avoirs au-dessus d’un seuil de…

  2. Pourquoi les démocrates ont-ils levé leur blocage sur le projet de loi ?

    Les démocrates du Sénat, menés par Elizabeth Warren, avaient retenu le texte en raison de craintes de conflit d’intérêts liées aux projets crypto du président Trump. La Maison Blanche a signalé cette semaine qu’elle acceptait la formulation révisée sur l’éthique, ce qui a levé un obstacle bipartisan clé.

  3. Les développeurs crypto restent-ils protégés dans le projet révisé ?

    Oui. Le cadre du Blockchain Regulatory Certainty Act est maintenu, ce qui protège les développeurs et les fournisseurs d’infrastructure contre une qualification de transmetteur de fonds du seul fait d’écrire du logiciel ou de faire tourner des réseaux décentralisés, avec une exception pour ceux qui facilitent…

  4. Que prévoit le projet de loi sur les stablecoins et la faillite ?

    Il conserve le compromis Tillis-Alsobrooks, qui interdit les intérêts sur les soldes inactifs tout en autorisant les récompenses liées à l’activité, oblige les émetteurs à respecter les ordres de gel et de saisie, et traite les actifs des clients comme leur propriété dans les faillites de dépositaires.

  5. Que reste-t-il à faire avant que le CLARITY Act ne devienne loi ?

    Les négociateurs doivent encore s’entendre sur la demande démocrate d’un pouvoir d’exécution pour les procureurs généraux des États, franchir le seuil procédural de 60 voix au Sénat avant la pause d’août, et rapprocher le texte largement révisé du Sénat de la version adoptée par la Chambre.

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