FinCEN a annoncé le retrait de sa conclusion de 2023 sur le mixage de cryptomonnaies à l’international, ainsi que d’un projet de règle de déclaration qui aurait couvert les transactions impliquant du mixage dans les établissements financiers. L’agence a évoqué la crainte que la définition, très large, ne freine des activités légitimes et n’impose une lourde charge de déclaration. Le retrait doit prendre effet à sa publication au Federal Register, prévue le 6 octobre.
Pourquoi c’est important
Le projet ne se limitait pas aux services spécialisés dans le mixage. Sa définition englobait diverses activités, notamment la mise en commun de fonds, la coordination de transactions par du code, le fractionnement de transferts, l’acheminement de fonds via des portefeuilles à usage unique, l’échange entre cryptoactifs et l’ajout de délais à l’initiative de l’utilisateur. Les établissements concernés auraient dû déclarer des informations pouvant inclure des adresses de portefeuilles, des empreintes de transactions, des adresses IP et des éléments d’identité des clients.
Pour les utilisateurs, ce recul supprime cette couche de déclaration proposée, mais ne met pas fin aux obligations existantes de lutte contre le blanchiment. FinCEN précise que les transmetteurs de fonds en cryptomonnaies concernés restent soumis à l’enregistrement, à des programmes de lutte contre le blanchiment fondés sur les risques, aux vérifications applicables des clients, à la conservation des documents et à la déclaration des activités suspectes. Les transferts admissibles restent également soumis à la règle de déplacement des fonds (Funds Travel Rule).
Effets sur le marché
Cette décision limite une extension envisagée de la surveillance financière autour du mixage crypto et constitue une victoire importante pour les défenseurs de la vie privée financière. FinCEN indique qu’il continuera de surveiller le mixage pour détecter le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et d’autres activités illicites, et qu’il pourrait prendre d’autres mesures.
Les orientations de l’agence continuent de distinguer l’exploitation d’une entreprise de transfert de fonds de la simple fourniture de logiciels d’anonymisation. Utiliser un portefeuille non hébergé pour payer des biens ou des services en son propre nom ne suffit pas, à lui seul, à faire de l’utilisateur un transmetteur de fonds. Le retrait modifie donc le statut du projet de règle de déclaration, et non le cadre général de conformité applicable aux transactions en cryptomonnaies.
Questions fréquemment posées
-
Quelles mesures liées au mixage crypto FinCEN retire-t-il ?
FinCEN retire sa conclusion de 2023 selon laquelle le mixage international de cryptomonnaies constitue une catégorie de transactions particulièrement préoccupante en matière de blanchiment, ainsi que le projet associé de règles de conservation des documents et de déclaration.
-
Quelles informations les établissements auraient-ils pu déclarer dans le cadre du projet ?
Les déclarations auraient pu inclure des adresses de portefeuilles, des empreintes de transactions, des adresses IP et les informations d’identité des clients détenues par l’établissement.
-
Quand le retrait prend-il effet ?
L’avis indique que la publication au Federal Register est prévue le 6 octobre et que le retrait prend effet à cette publication.
-
Les obligations existantes de lutte contre le blanchiment applicables aux transmetteurs de fonds en cryptomonnaies…
Non. Les transmetteurs concernés restent soumis à l’enregistrement, à des programmes de lutte contre le blanchiment fondés sur les risques, aux vérifications applicables des clients, à la conservation des documents et à la déclaration des activités suspectes. Les transferts admissibles restent soumis à la Funds Travel…
-
La simple fourniture d’un logiciel d’anonymisation fait-elle de quelqu’un un transmetteur de fonds ?
Les orientations de FinCEN distinguent la fourniture d’un logiciel d’anonymisation de l’exploitation d’une entreprise de transfert de fonds. Fournir un outil à lui seul ne fait pas de quelqu’un un transmetteur de fonds.