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〽️NEUTRAL

Polymarket : un whale transforme 400 000 $ en 9 M$ sur le Cap-Vert

La leçon du Cap-Vert, des Pays-Bas et de la Belgique n'est pas que des surprises arrivent — c'est que les contrats « victoire seulement » à 92 % s'effondrent à zéro dès qu'un match nul tombe, tandis que les « pas de victoire » et les écarts…

Un portefeuille appelé fishalive a transformé environ 400 000 $ de mise en près de 9 millions $ de profit en une seule journée sur Polymarket en pariant contre l'Espagne lors de son match de groupe de la Coupe du monde du 14 juin contre le Cap-Vert. Le tout nouveau compte, inscrit sur Polymarket en juin 2026 et n'ayant placé que deux prédictions enregistrées, a encaissé environ 4,7 millions $ sur un contrat « Espagne ne gagne pas » à une cote d'environ 9 % et 8,5 millions $ supplémentaires sur un écart Cap-Vert +2,5 après le match nul 0-0. Le gardien de but cap-verdien Vozinha, âgé de 40 ans, a été élu homme du match, et ce point constitue le premier point de Coupe du monde de l'histoire du pays.

Pourquoi c'est important

Les mêmes 24 heures ont effacé plusieurs positions massives sur les favoris. Un trader surnommé betoor619 a parié sur l'Espagne à une cote implicite d'environ 92 %, risquant près d'un million $ pour un gain potentiel d'à peine 85 000 $. Un second trader, FlickRaw, a perdu environ 4,2 millions $ répartis entre un pari de 2,7 millions $ sur les Pays-Bas contre le Japon (le Japon a égalisé à la 88e minute pour finir 2-2) et un pari de 1,5 million $ sur la Belgique contre l'Égypte (1-1). La plus grosse perte individuelle du tournoi à ce jour revient à leeeroyjenkins, qui a misé 8,6 millions $ sur la Belgique pour un gain potentiel d'environ 13,1 millions $ ; le match nul a effacé la position.

Le taux de matchs nuls au football transforme des prestations dominantes en tickets sans valeur dès que le coup de sifflet final confirme une égalité. Une part « Oui » à 92 cents sur un grand favori intègre une quasi-certitude, puis s'effondre à zéro au moment où ce favori ne parvient pas à marquer un but de plus que son adversaire. Les écarts et les contrats « ne gagne pas » intègrent ce risque par conception, ce qui explique pourquoi les paiements asymétriques de la semaine sont venus de ces structures plutôt que des paris frontaux sur les favoris.

Impact sur le marché

Le marché Vainqueur de la Coupe du monde de Polymarket a enregistré environ 2,46 milliards $ de volume, avec la France en tête du classement à environ 17,6 %, l'Espagne ensuite à environ 13,9 %, et le Portugal et l'Angleterre en retrait à environ 10,8 % et 10,5 %. Polymarket indique que sa programmation 2026 de la Coupe du monde couvre 362 marchés actifs générant plus de 2,5 milliards $ au total, et le seul match Espagne-Cap-Vert a produit environ 64 millions $ de transactions. Le modèle pré-tournoi de Goldman Sachs accordait à l'Espagne 26 % de chances de remporter le tournoi, devant la France à 19 % ; la foule de Polymarket a depuis repositionné la France devant l'Espagne, un mouvement qui a suivi directement le résultat du Cap-Vert.

Le prochain indicateur à surveiller est la composition de la liquidité : si les baleines brûlées par des paris à faible marge sur les favoris se retirent, le volume devrait migrer vers les écarts, les couvertures et les contrats « ne gagne pas » qui intègrent déjà le risque de match nul.

Questions fréquemment posées

  1. Qui est le portefeuille fishalive qui a gagné ~9 M$ sur Polymarket ?

    Un compte appelé fishalive, inscrit sur Polymarket en juin 2026 et n'ayant placé que deux prédictions enregistrées. Il a encaissé ~4,7 M$ sur un contrat « Espagne ne gagne pas » à ~9 % de cote et ~8,5 M$ sur un écart Cap-Vert +2,5 après le nul 0-0 entre l'Espagne et le Cap-Vert le 14 juin, transformant ~400 K$ de mise…

  2. Pourquoi les paris sur les grands favoris se sont-ils effondrés sur Polymarket pendant la Coupe du monde ?

    Les contrats « victoire seulement » ne paient qu'en cas de victoire, donc une prestation dominante qui se termine par un match nul efface tout de même la position. Une part « Oui » à 92 cents sur un grand favori intègre une quasi-certitude, puis s'effondre dès que le favori ne marque pas un but de plus que…

  3. Quels ont été les plus gros paris perdants sur Polymarket pendant la Coupe du monde à ce jour ?

    La plus grosse perte individuelle enregistrée à ce jour est la mise de 8,6 M$ de leeeroyjenkins sur la Belgique contre l'Égypte, qui aurait rapporté ~13,1 M$ si la Belgique avait gagné. FlickRaw a perdu ~4,2 M$ sur un pari Pays-Bas-Japon de 2,7 M$ et un pari Belgique-Égypte de 1,5 M$, et bettor619 a risqué près d'1 M$…

  4. Quel volume le marché Coupe du monde 2026 de Polymarket a-t-il généré ?

    Le seul marché Vainqueur de la Coupe du monde de Polymarket a enregistré ~2,46 Md$ de volume, avec la France en tête à ~17,6 %, l'Espagne à ~13,9 %, le Portugal à ~10,8 % et l'Angleterre à ~10,5 %. Polymarket indique que sa programmation 2026 couvre 362 marchés actifs totalisant plus de 2,5 Md$, et le seul match…

  5. Quelle pression réglementaire Polymarket subit-il pendant la Coupe du monde ?

    La CFTC a publié le 10 juin un projet de règles visant à formaliser la supervision fédérale des marchés de prédiction, tandis que des États, tribus et l'American Gaming Association s'y opposent, cette dernière citant des données d'enquête montrant que 85 % des Américains considèrent ces contrats comme des jeux…

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