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Revolut obtient l’accord conditionnel de l’OCC américain

Cette approbation aligne Revolut sur Coinbase, Circle, Ripple, Paxos et BitGo dans la file d'attente de l'OCC, ouvrant une voie sous supervision fédérale pour que les fintechs émettent des prêts, des cartes de crédit et des stablecoins depuis…

Revolut a reçu jeudi l'approbation conditionnelle de l'Office of the Comptroller of the Currency des États-Unis, le feu vert préliminaire dont la fintech basée à Londres a besoin pour obtenir une charte bancaire nationale à part entière et proposer à ses clients américains des prêts, des stablecoins et des cartes de crédit à partir d'un bilan sous supervision fédérale. Le PDG Nik Storonsky a qualifié cette étape de « premier pas important » et a déclaré que la licence donnerait à l'entreprise « les bases pour construire dans le plus grand marché financier au monde » et « apporter l'expérience Revolut complète à des millions d'Américains ».

Pourquoi c'est important

L'approbation conditionnelle place Revolut dans une file d'attente en forte croissance de sociétés crypto et technologiques que l'OCC a continué de valider dans le cadre d'une posture nettement favorable au secteur. Au cours de l'année écoulée, l'agence a délivré des approbations conditionnelles similaires à Coinbase, Paxos, BitGo, Ripple et Circle. Le mois dernier, elle en a accordé une à World Liberty Financial, le projet crypto soutenu par la famille du président Donald Trump, une décision qui a suscité des interrogations sur d'éventuels conflits d'intérêts. Le responsable de l'OCC, Jonathan Gould, a publiquement déclaré que les entités actives dans la crypto et d'autres technologies nouvelles « devraient disposer d'une voie pour devenir des banques sous supervision fédérale », une position qui a redéfini les données du problème pour toute fintech envisageant une expansion aux États-Unis.

Impact sur le marché

La lecture plus large est structurelle. Une fois Revolut transformera son approbation conditionnelle en charte à part entière, la société disposera d'une plateforme américaine unique pour accorder des prêts, émettre des cartes de crédit et distribuer des stablecoins sous supervision fédérale, un ensemble que des rivaux comme Coinbase et Circle s'efforcent aussi d'assembler. Le rythme de l'OCC s'est nettement accéléré : depuis 2025, l'agence a reçu 40 demandes de charte de novo, en a approuvé 21 et n'en a refusé que deux, ce qui suggère que la porte est ouverte à tout demandeur crypto-natif bien capitalisé prêt à franchir la barre de la conformité. Revolut détient déjà des licences bancaires au Royaume-Uni, en France et en Australie. Une charte américaine en ferait l'une des rares fintechs mondiales à exploiter une banque sous supervision fédérale sur trois continents, la distribution de stablecoins étant probablement le premier produit à venir au-delà de son application existante de trading crypto.

Questions fréquemment posées

  1. Que permet concrètement à Revolut l'approbation conditionnelle de l'OCC ?

    C'est le feu vert préliminaire dont la fintech a besoin pour viser une charte bancaire nationale américaine à part entière. Avec une charte complète, Revolut pourrait accorder des prêts, émettre des cartes de crédit et distribuer des stablecoins depuis son propre bilan sous supervision fédérale.

  2. Quelles autres sociétés crypto et fintech ont reçu des approbations similaires de l'OCC ?

    Coinbase, Paxos, BitGo, Ripple et Circle ont tous reçu des approbations conditionnelles de l'OCC au cours de l'année écoulée. Le mois dernier, l'OCC en a aussi accordé une à World Liberty Financial, le projet crypto soutenu par la famille Trump.

  3. Pourquoi l'OCC approuve-t-elle autant de sociétés crypto pour des chartes bancaires ?

    Le responsable de l'OCC, Jonathan Gould, a publiquement déclaré que les entités actives dans la crypto et d'autres technologies nouvelles devaient « disposer d'une voie pour devenir des banques sous supervision fédérale ». Depuis 2025, l'agence a approuvé 21 des 40 demandes de charte de novo et n'en a refusé que deux.

  4. Où Revolut détient-elle déjà des licences bancaires ?

    Revolut est déjà une banque agréée au Royaume-Uni, en France et en Australie. Une charte américaine étendrait cette empreinte à trois continents, ce qui en ferait l'une des rares fintechs mondiales à exploiter une banque sous supervision fédérale sur cette zone.

  5. Quand Revolut pourrait-elle commencer à proposer des produits bancaires aux États-Unis ?

    L'approbation conditionnelle n'est que la première étape. Revolut doit encore passer un examen supplémentaire de l'OCC, des contrôles réglementaires et satisfaire des exigences de capital avant de convertir cette approbation conditionnelle en charte bancaire nationale à part entière et lancer des produits auprès des…

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