Dans une tribune publiée par CoinDesk, Hermine Wong, enseignante à Berkeley Law, soutient que le Digital Asset Market Clarity Act est structurellement anti-crypto, bien qu’il soit considéré à Washington comme l’unique « projet de loi crypto ». Selon son analyse, la technologie sous-jacente n’occupe que 2–4 % du texte, contre 44–77 % pour les intermédiaires, les chiffres variant entre le texte adopté par la Chambre des représentants et les deux projets issus des commissions du Sénat.
Pourquoi c’est important
Cette présentation compte, car Clarity est devenu synonyme de « pro-crypto » à Washington, alors même que le texte s’articule autour des plateformes d’échange, des courtiers, des dépositaires et d’autres intermédiaires, plutôt qu’autour de la technologie elle-même. Wong le compare à un premier projet de loi sur les « médicaments » qui consacrerait l’essentiel de son texte à la manière dont Walmart et CVS pourraient vendre le produit, plutôt qu’aux tests, à la sécurité ou à l’étiquetage. La crypto a été conçue pour supprimer les tiers de confiance, et un projet de loi qui érige durablement ces intermédiaires en principaux acteurs visés par la réglementation inverse ce principe.
Impact sur le marché
Le processus politique autour de Clarity s’est également enrayé. Malgré le contrôle unifié du Congrès et de la Maison-Blanche par les républicains, ainsi que le soutien sans réserve de Trump, le projet de loi a déjà manqué l’échéance du 4 juillet et celle fixée avant la pause d’août. Son examen est désormais repoussé à la mi-septembre, alors qu’il ne reste que 14–16 jours législatifs avant les élections de mi-mandat. Un vote procédural du Sénat sur la mise à l’examen du texte est largement considéré comme voué à l’échec, ne serait-ce qu’au vu des rapports de force. Par ailleurs, les dépenses de $200M+ engagées en 2024 par les super-PAC crypto provenaient très majoritairement d’environ 40 entreprises et personnes fortunées. Coinbase, a16z et Ripple ont fourni plus de 80 % des fonds, laissant les développeurs, les utilisateurs en auto-conservation et les utilisateurs du pair-à-pair sans représentation dans la conception du texte.
Questions fréquemment posées
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Que réglemente réellement le Clarity Act ?
Selon l’analyse de Wong, la technologie sous-jacente n’occupe que 2–4 % du texte, contre 44–77 % pour les intermédiaires comme les plateformes d’échange, les courtiers et les dépositaires. Les chiffres varient entre le texte adopté par la Chambre des représentants et les deux projets issus des commissions du Sénat.
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Pourquoi le Clarity Act a-t-il pris du retard dans son parcours législatif ?
Le texte a déjà manqué l’échéance du 4 juillet et celle fixée avant la pause d’août, malgré le contrôle unifié du Congrès et de la Maison-Blanche par les républicains. Son examen est désormais repoussé à la mi-septembre, alors qu’il ne reste que 14–16 jours législatifs avant les élections de mi-mandat, et un vote…
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Qui a financé les super-PAC crypto de 2024 ?
Un groupe restreint d’une quarantaine d’entreprises du secteur crypto et de personnes fortunées a fourni les $200M+ levés pendant le cycle électoral de 2024. Coinbase, a16z et Ripple représentaient plus de 80 % des fonds.
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Pourquoi Wong qualifie-t-elle le Clarity Act d’anti-crypto ?
Elle estime que le texte est centré sur les intermédiaires crypto plutôt que sur la technologie décentralisée. Il inverse ainsi le principe fondateur de la crypto, qui vise à supprimer les tiers de confiance, et laisse les développeurs et les utilisateurs en auto-conservation sans cadre juridique.
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Que recommande Wong à la place ?
Elle appelle les démocrates à élaborer une politique technologique volontariste couvrant les normes de sûreté, de sécurité et de gouvernance des protocoles décentralisés, plutôt que de centrer leur réponse sur des amendements éthiques anti-Trump qui ne permettront pas d’élargir l’électorat crypto.