La CFTC et la SEC ont publié vendredi une demande conjointe de commentaires du public afin d'actualiser et de préciser la définition des « swaps » et des « security-based swaps », les produits que le Titre VII de Dodd-Frank a répartis entre leurs juridictions respectives. Les agences sollicitent également des avis sur le traitement des produits innovants, en signalant explicitement les contrats événementiels sur les plateformes de marchés prédictifs et les contrats à terme perpétuels comme des zones où le périmètre juridique reste flou.
Le calendrier est l'élément clé. La demande arrive quatre jours après que le CME Group a poursuivi la CFTC pour avoir autorisé les contrats à terme perpétuels américains de Kalshi en tant que contrats à terme — une qualification que le CME juge contraire à la définition légale d'un swap et qui permet à une place de marché prédictive de faire concurrence, sur le terrain même du CME, à une bourse réglementée auprès de la clientèle de détail.
Pourquoi c'est important
Le président de la CFTC, Michael S. Selig, a présenté l'initiative comme un effort pour corriger « des ambiguïtés de longue date au sein du Titre VII de Dodd-Frank qui ont étouffé la concurrence loyale et l'innovation responsable ». Le président de la SEC, Paul Atkins, a estimé que cette clarification est « attendue depuis longtemps », en pointant spécifiquement les produits événementiels. La posture conjointe compte : depuis 2022, les deux agences se sont livré une guerre de territoire sur la question de savoir quels produits d'actifs numériques relèvent de la ligne swap / security-based swap, et une définition unique et harmonisée réglerait d'un coup tout un ensemble de dossiers en instance.
Les contrats à terme perpétuels — un produit né dans la crypto et qui constitue aujourd'hui le principal front de croissance du CME face aux places offshore — se trouvent au cœur de la question. Une reclassification en swaps plutôt qu'en contrats à terme les ferait basculer dans un régime réglementaire différent, avec des règles de marge, de déclaration et de compensation distinctes.
Impact sur le marché
L'approbation de Kalshi constitue le cas d'école. La plainte du CME reproche à la CFTC d'avoir « outrepassé la définition posée d'un swap » en autorisant les perpétuels de Kalshi, et le PDG Terrence Duffy a déclaré à CNBC que ces produits devraient être réglementés comme des swaps. La CFTC a indiqué qu'elle demandera le rejet du procès, en faisant valoir qu'il entre en conflit avec l'agenda pro-innovation de l'administration Trump.
Questions fréquemment posées
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Sur quoi la CFTC et la SEC ont-elles réellement sollicité des commentaires ?
Une demande conjointe de commentaires du public portant sur l'actualisation et la précision des définitions des « swaps » et des « security-based swaps », l'étendue des exclusions à ces définitions, et le traitement des produits innovants, dont les contrats événementiels et les contrats à terme perpétuels.
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Pourquoi le calendrier est-il lié au procès du CME ?
La demande a été publiée quatre jours après que le CME Group a poursuivi la CFTC pour avoir approuvé les perpétuels de Kalshi en tant que contrats à terme. Le dossier de commentaires servira désormais à éclairer la classification de la gamme de produits précisément visée par le procès.
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Quel est l'argument du CME contre l'approbation de Kalshi ?
Le CME estime que la CFTC a outrepassé la définition légale d'un « swap » en approuvant les perpétuels de Kalshi, permettant ainsi à une place de marché prédictive de concurrencer le marché de détail du CME sous un régime plus léger.
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Comment la redéfinition des « swaps » affecterait-elle les contrats à terme perpétuels ?
Une reclassification ferait basculer les perpétuels dans un cadre réglementaire différent au titre du Titre VII de Dodd-Frank, avec des exigences de marge, de déclaration et de compensation distinctes de celles du régime de contrats à terme sous lequel Kalshi a été approuvé.
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Comment la CFTC a-t-elle répondu au procès du CME ?
La CFTC a déclaré à The Block qu'elle entendait demander le rejet de l'action, en faisant valoir que celle-ci entre en conflit avec l'agenda pro-innovation de l'administration Trump pour les marchés d'actifs numériques.