L'OFAC a désigné BitBank, basé à Téhéran, ainsi que son développeur logiciel, Pishtaz Simorgh Electronic Trade Company, leur reprochant d'avoir transféré des centaines de millions de dollars en Bitcoin aux Gardiens de la révolution islamique iraniens. Le Trésor américain a également indiqué que BitBank avait traité des paiements perçus par Hormuz Safe Marine Services Authority, qui facturait aux pétroliers entre 1 et 2 millions de dollars pour traverser le détroit d'Ormuz. La plateforme, créée en 2024, est désormais interdite de toute relation avec des personnes américaines, tandis que ses biens relevant de la juridiction américaine sont gelés. Les institutions étrangères qui traiteraient ses transactions pourraient être exclues du système financier américain.
Pourquoi c'est important
La mesure relie une plateforme crypto de Téhéran à la fois à des transferts présumés vers les Gardiens de la révolution et à un système de paiement maritime fondé sur des frais de passage pour les pétroliers. Hormuz Safe Marine Services Authority propose aux navires qui paient ces frais des services d'assurance, de contrôle du trafic et d'intervention d'urgence, tandis que des avocats spécialisés dans le transport maritime ont décrit ce dispositif comme une violation des droits de transit prévus par le droit de la mer.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a déclaré que ces désignations montrent que les efforts visant à financer le régime iranien au moyen de cryptomonnaies ne sont pas hors de portée de l'OFAC. La mesure étend donc la pression des sanctions au-delà des banques et des canaux de paiement traditionnels, vers l'infrastructure des actifs numériques qui peut les relier.
Impact sur le marché
L'effet le plus large de cette désignation pourrait toucher les plateformes et les banques étrangères qui traitent des transactions liées à BitBank. Une plateforme à Dubaï ou une banque à Istanbul pourrait être exclue du système financier américain même si aucune personne américaine ne traite directement la transaction, ce qui renforcerait la pression réglementaire sur les plateformes offshore servant les utilisateurs iraniens.
La mesure ne mentionne aucune adresse de portefeuille de cryptomonnaie. Les équipes de conformité ne disposent donc pas des indicateurs associés aux adresses que l'OFAC a inclus dans certaines désignations crypto antérieures, notamment les sept portefeuilles Tron publiés en janvier lors de la désignation de Zedcex. Les entreprises Bitcoin surveilleront l'éventuelle publication ultérieure d'adresses de portefeuilles et les mesures coercitives qui pourraient y être liées.
Questions fréquemment posées
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Que reproche l'OFAC à BitBank ?
L'OFAC affirme que BitBank a transféré des centaines de millions de dollars en Bitcoin aux Gardiens de la révolution islamique iraniens et traité des frais de passage de pétroliers.
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Quel est le lien avec les paiements liés au détroit d'Ormuz ?
Le Trésor a indiqué que BitBank traitait les frais perçus par Hormuz Safe Marine Services Authority, qui facturait aux pétroliers entre 1 et 2 millions de dollars pour leur passage.
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Que signifient les sanctions pour BitBank ?
Les biens de BitBank relevant de la juridiction américaine sont gelés et les personnes américaines ne peuvent plus traiter avec la plateforme.
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Pourquoi les banques et plateformes étrangères pourraient-elles être touchées ?
Les institutions étrangères qui traitent des transactions de BitBank pourraient être exclues du système financier américain au titre des sanctions secondaires prévues par la mesure.
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L'OFAC a-t-il publié les adresses des portefeuilles crypto de BitBank ?
Non. La mesure ne mentionne aucune adresse de portefeuille, privant les équipes de conformité des indicateurs associés aux adresses utilisés dans certaines désignations crypto antérieures.